Musique: Black Kids : Partie Traumatic | K-web

Bon, ne
ménageons pas le suspense, n'y allons pas par quatre chemins ou que sais-je
encore : on attendait vraiment beaucoup de l'album des Black Kids. Tout émoustillés par la
hype en devenir, aussi futile soit-elle, le printemps nous avait paru long
comme une file d'attente adolescente 
devant une FNAC de province la nuit avant la sortie du dernier Mylène
Farmer. On s'imaginait déjà l'été, au bord d'une piscine, remuant du derrière,
les bras tendus vers le ciel, le poil hérissé sur tout le corps, et pourquoi pas même
entourés de sulfureuses naïades bronzées et gonflées à bloc, les hits
charismatiques s'enchaînant sous nos oreilles ébahies, nous replongeant dix ans
en arrière comme lors des glorieux faits d'armes des Blur, Suede et autres
machines à hits pop enrobés de guitares. Faut dire que les Enfants Noirs, là,
avaient fameusement balisé la piste, avec un jet supersonic à réveiller la moitié
d'un hospice sous morphine. Leur I'm Not
Gonna Teach Your Boyfriend How To Dance With You qui, entre autres
qualités, devrait rester au panthéon des titres que tes deux paquets de Gauloises quotidiens t'empêchent de prononcer en
une seule respiration, je disais donc, ce I'm Not... With
You est une espèce de bombe thermo-nucléaire à décoiffer le jeune à
frange moyen, un truc imparable qui donc ne peut que te donner envie
de danser les bras en l'air tout en soulevant ton petit cœur fragile (à moins
que tu sois fan de metal, mais là c'est une autre histoire évidemment, puisque
tu n'as pas de cœur, mais une grosse moto et un fute en cuir). Pis encore, les cinq de Jacksonville avaient déjà entre autres vices commis une belle brochette de crimes
pop crapuleux rassemblés sur un EP auto-produit et sorti discrètement sous le titre
Wizards of Ahhhs (ohhh, le jeu de
mots, avait-on été tentés de leur répondre).


Bref, nous
salivâmes tout le printemps et l'été venu, les petites fourmis pop sans
personnalité, faibles, influençables, qui ne méritent même pas d'écouter de LA
musique et sans doute encore moins de vivre que nous sommes, suivant aveuglément
nos chefs de files et autres précieux führer
de la pop indé (dont par fierté les noms seront ici tus), nous procurâmes avec
empressement le précieux sésame. La morale de l'histoire étant bien entendu
respectée dans le meilleur des mondes : mal nous en prit. Mais pourquoi
donc, mon bon monsieur ? A vrai dire, on...

Krispy, K-web [kweb.be]
legende




Black Kids : Partie Traumatic
note kweb

Label: Mercury
Tracklist:
1. Hit the Heartbrakes
2. Partie Traumatic
3. Listen to Your Body Tonight
4. Hurricane Jane
5. I'm Making Eyes at You
6. I've Underestimated My Charm (Again)
7. I'm Not Gonna Teach Your Boyfriend How to Dance with You
8. Love Me Already
9. I Wanna Be Your Limousine
10. Look at Me (When I Rock Wichoo)





Black Kids :
Partie Traumatic

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K!
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par Krispy
12-08-2008

The Kids Are Not Alright


Bon, ne ménageons pas le suspense, n'y allons pas par quatre chemins ou que sais-je encore : on attendait vraiment beaucoup de l'album des Black Kids. Tout émoustillés par la hype en devenir, aussi futile soit-elle, le printemps nous avait paru long comme une file d'attente adolescente  devant une FNAC de province la nuit avant la sortie du dernier Mylène Farmer. On s'imaginait déjà l'été, au bord d'une piscine, remuant du derrière, les bras tendus vers le ciel, le poil hérissé sur tout le corps, et pourquoi pas même entourés de sulfureuses naïades bronzées et gonflées à bloc, les hits charismatiques s'enchaînant sous nos oreilles ébahies, nous replongeant dix ans en arrière comme lors des glorieux faits d'armes des Blur, Suede et autres machines à hits pop enrobés de guitares. Faut dire que les Enfants Noirs, là, avaient fameusement balisé la piste, avec un jet supersonic à réveiller la moitié d'un hospice sous morphine. Leur I'm Not Gonna Teach Your Boyfriend How To Dance With You qui, entre autres qualités, devrait rester au panthéon des titres que tes deux paquets de Gauloises quotidiens t'empêchent de prononcer en une seule respiration, je disais donc, ce I'm Not... With You est une espèce de bombe thermo-nucléaire à décoiffer le jeune à frange moyen, un truc imparable qui donc ne peut que te donner envie de danser les bras en l'air tout en soulevant ton petit cœur fragile (à moins que tu sois fan de metal, mais là c'est une autre histoire évidemment, puisque tu n'as pas de cœur, mais une grosse moto et un fute en cuir). Pis encore, les cinq de Jacksonville avaient déjà entre autres vices commis une belle brochette de crimes pop crapuleux rassemblés sur un EP auto-produit et sorti discrètement sous le titre Wizards of Ahhhs (ohhh, le jeu de mots, avait-on été tentés de leur répondre).

Bref, nous salivâmes tout le printemps et l'été venu, les petites fourmis pop sans personnalité, faibles, influençables, qui ne méritent même pas d'écouter de LA musique et sans doute encore moins de vivre que nous sommes, suivant aveuglément nos chefs de files et autres précieux führer de la pop indé (dont par fierté les noms seront ici tus), nous procurâmes avec empressement le précieux sésame. La morale de l'histoire étant bien entendu respectée dans le meilleur des mondes : mal nous en prit. Mais pourquoi donc, mon bon monsieur ? A vrai dire, on a ici un peu l'impression que les kids ont poussé trop vite. Ou du moins qu'on les a poussés dans les orties un peu à la hâte. Emballés comme le dernier détachant Procter & Gamble (voir leurs visuels plus Mr Propre que Mr Pop, si je peux me permettre), le quatuor sent bon la lessive de la grosse industrie (du disque, cela va sans dire). Vas-y que je te repère, que je te file une valise pleine de dollars et un producteur à la mode (Bernard Butler en l'occurrence) et que tu m'accouches l'album de l'année dans les trois mois. - Oui, mais monsieur, on a que 8 chansons, nous - Eh bien, tu vas en écrire une dizaine d'autres dans ta chambre d'hôtel entre deux concerts ! T'inquiète, petit, on a des remontants si tu veux... Résultats des courses : un album de 10 titres dont 7 qui figuraient sur le EP original susmentionné et dont sont proposées ici des versions plus copie-carbone que ne le pourrait même Xerox et qui n'apportent franchement aucune pierre à l'édifice (bien au contraire même dans certains cas). Clairement, là, on se dit qu'on s'est fait attraper par derrière dans les toilettes et ça ne nous plaît pas des masses. D'autant que les trois titres dits de remplissage fleurent bon le rock à synthé vaguement eighties, plutôt recyclable et franchement nauséeux. Soit. La déception passée, c'est l'honnêteté évidemment qui doit primer sur notre infaillible jugement de Critique avec un grand C (oui, comme dans connard, crapule ou cauchemar). Certes, on les avait déjà fait tourner en boucle sur nos laptops mais ces Hurricane Jane, Love Me Already ou I Wanna Be Your Limousine restent de grands morceaux de pop immédiate. Disons qu'on les aurait juste voulus un peu moins sucrés aux édulcorants et beaucoup plus à la bonne vieille sucrette vintage, un peu sale mais tellement charmante, du genre qui a traîné quelques années sur le comptoir du drugstore, histoire de prendre un peu de bouteille. Bon dieu, quand pigera-t-on qu'il faut laisser grandir les enfants en paix ...et manger du vrai sucre !

 

                              I'm Not Gonna Teach Your Boyfriend How to Dance with You



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