Musique: Black Rebel Motorcycle Club: Baby 81 | K-web

Ceux qui ont vu le génial documentaire DIG, qui met en perspective le parcours du Brian Jonestwon Massacre et des Dandy Warhols, y auront aperçu Peter Hayes. On le voit déclarer pendant la dislocation du BJM suite aux pétages de plomb à répétition du beautiful loser Newcombe qu'il s'en fout pas mal puisqu'il a un autre groupe sur le côté. C'est du Black Rebel Motorcyle Club qu'il parle. Et il avait franchement raison de s'en tamponner les valseuses l'ami Hayes. Le BRMC explose dès 2001 avec son premier album éponyme. Profitant à fond du buzz autour de cette vague de groupes en ‘The' qu'on posa en sauveurs du rock & roll en ce début de millénaire, les trois gaillards s'imposent rapidement, notamment grâce à cette bombinette imparable qu'est Whatever Happened To My Rock & Roll. On repense au Pukkelpop 2002 où ils furent accueillis en véritables messies par un public en délire.


 


La formule gagnante, développée sur leurs deux premiers albums, tient en un mélange détonant de psychédélisme, de noise, de hard-rock, de chant aérien, de refrains sexy et de grosses guitares avec un son nourri à la pédale de réverb et à la fuzz.  Plus d'un s'étonnera donc de leur voir sortir en 2005 Howl, album presque totalement acoustique aux antipodes de leurs deux premiers brûlots. Tout juste viré de son label Virgin, marqué par le départ de Nick Jago, batteur un peu trop porté sur l'alcool et la dope, le groupe traversait une mauvaise passe et donnait l'impression d'avoir besoin de se laver la tête du succès et de ses excès. Mais malgré quelques perles (Ain't No Easy Way, Weight Of  The World), l'album ressemble plutôt à un de ces Unplugged consensuel et inutile made in MTV.


 


En fins limiers qu'ils sont, les trois blousons noirs du BRMC (le batteur ayant fait son retour pendant l'enregistrement de Howl) reviennent aujourd'hui à leurs bonnes vieilles habitudes et rebranchent les amplis. Inutile de dire que l'attente était grande. Dès la première écoute on est rassurés, le son est là, en plus lisse certes, mais il est là. Cette propreté dans la production est d'ailleurs le gros reproche à faire à cet album. Elle condamne quelques titres (Killing The Light, All You Do Is Talk) à la complète transparence. Mais la plaque renferme surtout son lot de chansons imparables : Berlin, Lien On Yours Dreams, Cold Wind, ... Tellement jouissives qu'on aurait peur de les...

brocKoli, K-web [kweb.be]
legende




Black Rebel Motorcycle Club: Baby 81
note kweb

Date de sortie: 30/04/2007

Tracklist:
1. Took Out A Loan
2. Berlin
3. Weapon Of Choice
4. Window
5. Cold Wind
6. Not What You Wanted
7. 666 Conducer
8. All You Do Is Talk
9. Lien On Your Dreams
10. Need Some Air
11. Killing The Light
12. American X
13. Am I Only





Black Rebel Motorcycle Club:
Baby 81

K!
Voir la K-id de broKoli
par brocKoli
30-04-2007

Cuir un jour cuir toujours


Ceux qui ont vu le génial documentaire DIG, qui met en perspective le parcours du Brian Jonestwon Massacre et des Dandy Warhols, y auront aperçu Peter Hayes. On le voit déclarer pendant la dislocation du BJM suite aux pétages de plomb à répétition du beautiful loser Newcombe qu'il s'en fout pas mal puisqu'il a un autre groupe sur le côté. C'est du Black Rebel Motorcyle Club qu'il parle. Et il avait franchement raison de s'en tamponner les valseuses l'ami Hayes. Le BRMC explose dès 2001 avec son premier album éponyme. Profitant à fond du buzz autour de cette vague de groupes en ‘The' qu'on posa en sauveurs du rock & roll en ce début de millénaire, les trois gaillards s'imposent rapidement, notamment grâce à cette bombinette imparable qu'est Whatever Happened To My Rock & Roll. On repense au Pukkelpop 2002 où ils furent accueillis en véritables messies par un public en délire.
 
La formule gagnante, développée sur leurs deux premiers albums, tient en un mélange détonant de psychédélisme, de noise, de hard-rock, de chant aérien, de refrains sexy et de grosses guitares avec un son nourri à la pédale de réverb et à la fuzz.  Plus d'un s'étonnera donc de leur voir sortir en 2005 Howl, album presque totalement acoustique aux antipodes de leurs deux premiers brûlots. Tout juste viré de son label Virgin, marqué par le départ de Nick Jago, batteur un peu trop porté sur l'alcool et la dope, le groupe traversait une mauvaise passe et donnait l'impression d'avoir besoin de se laver la tête du succès et de ses excès. Mais malgré quelques perles (Ain't No Easy Way, Weight Of  The World), l'album ressemble plutôt à un de ces Unplugged consensuel et inutile made in MTV.
 
En fins limiers qu'ils sont, les trois blousons noirs du BRMC (le batteur ayant fait son retour pendant l'enregistrement de Howl) reviennent aujourd'hui à leurs bonnes vieilles habitudes et rebranchent les amplis. Inutile de dire que l'attente était grande. Dès la première écoute on est rassurés, le son est là, en plus lisse certes, mais il est là. Cette propreté dans la production est d'ailleurs le gros reproche à faire à cet album. Elle condamne quelques titres (Killing The Light, All You Do Is Talk) à la complète transparence. Mais la plaque renferme surtout son lot de chansons imparables : Berlin, Lien On Yours Dreams, Cold Wind, ... Tellement jouissives qu'on aurait peur de les user à force de se les passer en boucle. Cerise sur le gâteau, American X : neuf minutes où le monde s'efface et laisse place à nos fantasmes les plus salaces.

                     Weapon Of Choice (clip calamiteux qui pourrait en rebuter plus d'un...)


Moyenne des verdiKts:
5/5

Vos Kommentaires

cindoux
25/06/2008 19:03
5/5
à écouter en boucle!

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