Depeche Mode, c'est un peu l'éternel retour du fils de la
vengeance. Des increvables. Et c'est pourtant pas faute d'avoir essayé. Si
d'aucuns les considèrent comme des maîtres, voire des précurseurs de
l'électro-pop, ici, on jaugera plutôt les vétérans anglais comme un groupe pop
qui a su mettre à profit les outils technologiques à leur disposition. Enfin,
à profit, mais parfois aussi simplement pour le profit... (lecteur, te
souviens-tu donc? Tu-tutudu-tudututuTu-tutudu-tudututuTu-tu-tu-tu.. Pardonne,
mais n'oublie jamais!).
En fait, si on nous permet cette petite comparaison, on dira
que Depeche Mode est à la pop ce que
Steven Spielberg est au cinéma. Des vieux briscards qui sont parvenus à
traverser les âges du temps par la grâce d'un savoir faire indéniable tout en
étant, on l'oublie trop souvent, responsables des pires horreurs ayant peuplé
leurs domaines respectifs (soit l'avènement des blockbusters d'été dans
lesquels Bruce Willis sauve le monde en ce qui concerne le cinéaste, et celui
de la vague synthé-pop garçons coiffeurs pour les autres...). Reste qu'ils sont
toujours là aujourd'hui, et que chaque nouveau film/nouvel album nous pousse à
ouvrir les yeux/tendre l'oreille, ne fut-ce que par curiosité.
Le contexte étant ainsi posé, ce Sounds Of The Universe ne rejoindra pas Songs Of Faith
And Devotion ou Ultra dans nos bons souvenirs modiens, mais
s'apprête à rejoindre assez rapidement ses deux prédécesseurs (soit le très peu
excitant Exciter de 2001 et l'ange déchu Playing The Angel de
2005) dans la corbeille. Ça commençait pourtant pas mal: un single annonciateur
intriguant et accrocheur (Wrong, responsable à lui seul de la curiosité qui nous a poussé
à écrire cette chronique) et un titre d'ouverture en forme de longue litanie
plaintive et prenante, tout en crescendo (In Chains). Et puis, plus
rien. Ou presque. Le disque tourne sans être vraiment désagréable, mais,
simplement, il ne s'y passe rien. On écoute, attendant que quelque chose nous
accroche, nous prenne et nous emmène dans un coin ou l'autre, mais c'est le
grand désert... Ou, pour dire les choses simplement, on s'emmerde sévère.
Question de facto: il est où le problème? La
production étant nickel et les sonorités rythmiques électro parfaitement
maîtrisées (l'indéniable savoir faire à la Spielberg!), c'est clairement du côté des
mélodies que le bât...
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Label: Mute / EMI Date de sortie: 20/04/2009 Tracklist: 1. In Chains 2. Hole to Feed 3. Wrong 4. Fragile Tension 5. Little Soul 6. In Sympathy 7. Peace 8. Come Back 9. Spacewalker 10. Perfect 11. Miles Away / The Truth Is 12. Jezebel 13. Corrupt Depeche Mode :
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Tout d'abord que cet album à été réalisé en grande partie en analogique et non en numérique, ce qui à donné une autre sonorité à l'ensemble.
De plus, si on connait l'univers de ce groupe, ce dernier opus démontre la maturité de ce dernier, 24 ans après ses débuts et après l'avant dernier album Playing the angel...
Chaque album est unique et les comparer entre-eux à chaque fois est une erreur à mon sens car ce sont des phases de leur évolution musicale.
Aussi pour moi, je retiendrai en particulier In chains, Wrong, Peace, Come back, Perfect et Corrupt comme titres phares de cet album.