Musique: Digitalism: Idealism | K-web

Théâtre
régulier de jeux de pieds (et souvent de mains, voire même de vilains), le mois
de juin nous amène habituellement son lot d'excitations footballistiques en
tout genre. Que l'on se dispute la baballe entre européens ou citoyens du
monde, toutes les années paires, le beau mois de juin est l'occasion rêvée d'écumer
les bars à mousses pourvus d'un écran géant, de se fritter sévèrement la
tronche entre hooligans ou d'aller klaxonner à tout va des nuits durant alors
que l'honnête bureaucrate doit se lever dès l'aube pour glaner son maigre
revenu. Comme par malchance l'année courante se termine par un sept, quelques patrons de labels en vue (Ed
Banger, Kitsuné, Wichita), grands cœurs, se sont dit qu'on
ne pouvait décemment laisser les bons peuples nationalistes sans matière à
dépenser leur frugaux salaires en jeux plutôt qu'en pain et, par le truchement
de leurs sorties les plus attendues du moment, se sont décidés à organiser leur
propre Coupe d'Europe de l'Electro.  


Première
nation à entrer dans la compétition, l'Allemagne, comme à son habitude,
présente une équipe particulièrement solide. Même si l'alcoolique de comptoir
moyen tout autant que le commentateur sportif adulé nous bassinent avec des
allégations du genre principalement parce qu'on s'est fait latter la gueule en
'40, plutôt que pour des raisons sportives objectives, force est de reconnaître
que l'atout principal du duo allemand Jens Moelle / Ismail Tuefekci, mieux connu sous le nom de Digitalism,
réside principalement dans son impressionnante puissance de frappe. Devancés
par une réputation de remixeurs particulièrement bastonneurs (Test Icicles,
Tiga, Daft Punk), dès l'entame de la partie, les allemands cognent
dur et précis (Magnets) et la
régularité de cette mannschaft impressionne
notamment de par ses montées de terrain en force (Jupiter Room, Echoes)
qui pourraient bien faire la différence.


Détrompant à l'occasion les fantasmes
militaristes des sportifs du dimanche, Digitalism n'hésite pourtant pas à
pousser ses offensives au-delà des clichés récurrents en s'appuyant, tout
à notre bonheur, sur un passé tactique solide (le hit de soirées branchouilles Zdarlight, mais aussi l'actuel et
plus pop Pogo) ou en envisageant
quelques incartades (chantées, plus poussives et moins réussies) dans des
territoires plus orientés rock (I
Want I Want,...

Krispy, K-web [kweb.be]
legende




Digitalism: Idealism
note kweb

Label: Kitsuné
Date de sortie: 11/06/2007

Tracklist:
1. Magnets
2. Zdarlight
3. I Want I Want
4. Idealistic
5. Digitalism In Cairo
6. Departure From Cairo
7. Pogo
8. Moonlight
9. Anything New
10. The Pulse
11. Homezone
12. Apollo-Gize
13. Jupiter Approach
14. Jupiter Room
15. Echoes





Digitalism:
Idealism

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K!
Voir la K-id de Krispy
par Krispy
11-06-2007

Rencontre au sommet (épisode 1)


Théâtre régulier de jeux de pieds (et souvent de mains, voire même de vilains), le mois de juin nous amène habituellement son lot d'excitations footballistiques en tout genre. Que l'on se dispute la baballe entre européens ou citoyens du monde, toutes les années paires, le beau mois de juin est l'occasion rêvée d'écumer les bars à mousses pourvus d'un écran géant, de se fritter sévèrement la tronche entre hooligans ou d'aller klaxonner à tout va des nuits durant alors que l'honnête bureaucrate doit se lever dès l'aube pour glaner son maigre revenu. Comme par malchance l'année courante se termine par un sept, quelques patrons de labels en vue (Ed Banger, Kitsuné, Wichita), grands cœurs, se sont dit qu'on ne pouvait décemment laisser les bons peuples nationalistes sans matière à dépenser leur frugaux salaires en jeux plutôt qu'en pain et, par le truchement de leurs sorties les plus attendues du moment, se sont décidés à organiser leur propre Coupe d'Europe de l'Electro.  

Première nation à entrer dans la compétition, l'Allemagne, comme à son habitude, présente une équipe particulièrement solide. Même si l'alcoolique de comptoir moyen tout autant que le commentateur sportif adulé nous bassinent avec des allégations du genre principalement parce qu'on s'est fait latter la gueule en '40, plutôt que pour des raisons sportives objectives, force est de reconnaître que l'atout principal du duo allemand Jens Moelle / Ismail Tuefekci, mieux connu sous le nom de Digitalism, réside principalement dans son impressionnante puissance de frappe. Devancés par une réputation de remixeurs particulièrement bastonneurs (Test Icicles, Tiga, Daft Punk), dès l'entame de la partie, les allemands cognent dur et précis (Magnets) et la régularité de cette mannschaft impressionne notamment de par ses montées de terrain en force (Jupiter Room, Echoes) qui pourraient bien faire la différence.

Détrompant à l'occasion les fantasmes militaristes des sportifs du dimanche, Digitalism n'hésite pourtant pas à pousser ses offensives au-delà des clichés récurrents en s'appuyant, tout à notre bonheur, sur un passé tactique solide (le hit de soirées branchouilles Zdarlight, mais aussi l'actuel et plus pop Pogo) ou en envisageant quelques incartades (chantées, plus poussives et moins réussies) dans des territoires plus orientés rock (I Want I Want, Anything New). Plus intéressant encore : quand le duo pousse l'expérimentation un peu plus loin, cela donne un Homezone aux accents reggae dub en fusion ou un Digitalism in Cairo (intelligemment samplé sur le Fire in Cairo de Cure).

Album electro particulièrement intense, cet Idealism semble capable de tenir le choc. Reste à savoir si à force de courir après la balle tout du long de ces 53 minutes, il ne s'essoufflera pas avant la fin de la rencontre.

 

                                                                  Zdarlight



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