Musique: Electrelane: No Shouts No Calls | K-web

It's A Man's Man's
Man's World chantait le bastonneur soul. Pour exister dans la grande
confrérie du prêt à hurler, les filles n'ont souvent eu que trois solutions.
Surenchérir, s'aplatir ou charmer. Seules à la manœuvre, ces demoiselles
s'engouffrent souvent dans la brèche du toujours plus. Plus grunge avec L7, plus punk avec les Slits, plus vulgaire avec Peaches. Le mouvement Riot Grrrl cristallise toutes ces
envies de révolte. Intéressant musicalement mais toujours dans la surenchère et
le rapport de force. Lorsqu'elles s'acoquinent avec guitar heroes ou chanteurs
poseurs, le rôle de bassiste porteuse d'eau (D'Arcy des Pumpkins) sans la moindre exposition médiatique leur est
souvent assigné. Et si le plaisir des yeux est au rendez-vous, le parachutage par
le label au poste de boniche pour promo ne se fait pas attendre. Prenez Texas. Mais là on ne parle déjà plus de
rock n roll.


Et puis il y a les groupes de femmes, engagées au quotidien,
qui, quand il s'agit de musique, préfèrent s'en tenir à ce strict domaine. Electrelane est de ceux là. Et l'on ne
va pas s'en plaindre. A vrai dire que leur musique soit jouée par des pansards
chevelus et repoussants tout droit sortis de leur grotte, des otaries savantes
ou des mutants de l'espace, on s'en fout complètement. Le groupe de Brighton
fait partie de cette poignée de groupes contemporains absolument indispensables,
et c'est tout ce qui importe.


Si le précédent album Axes était tortueux comme une route
de montagne, No Shouts No Calls ressemblerait plus à une autoroute à deux
bandes. Exit les longues intros et passages expérimentaux. Synthés vintage et
guitares acérées restent omniprésents mais dans un format pop. Si on devait
étiqueter ce fantastique condensé de styles musicaux, le qualificatif post pop rock
sixties moderne pourrait très bien convenir. Le ratissage d'influences est
large donc mais reste tout à fait cohérent. Intro à la Pavement
(After
The Call), ligne de basse estampillée Arcade Fire  (To
The East) et impression touchante comme du Stereolab dans la voix (The Greater Times). Les
inconditionnels du côté aventureux de Axes trouveront leur bonheur avec Five.


Une envie légitime d'atteindre la consécration doit être à
l'origine de ce resserrement de boulons. Quel dommage qu'Arcade Fire ait annulé sa tournée européenne. Electrelane aurait peut-être pu, fort de ce...

Kostanza, K-web [kweb.be]
legende




Electrelane: No Shouts No Calls
note kweb

Date de sortie: 30/04/2007

Tracklist:
1. The Greater Times
2. To The East
3. After The Call
4. Tram 21
5. In Berlin
6. At Sea
7. Between The Wolf And The Dog
8. Saturday
9. Five
10. Cut And Run
11. The Lighthouse





Electrelane:
No Shouts No Calls

K!
Voir la K-id de kostanza
par Kostanza
09-05-2007

Groupe électrogène


It's A Man's Man's Man's World chantait le bastonneur soul. Pour exister dans la grande confrérie du prêt à hurler, les filles n'ont souvent eu que trois solutions. Surenchérir, s'aplatir ou charmer. Seules à la manœuvre, ces demoiselles s'engouffrent souvent dans la brèche du toujours plus. Plus grunge avec L7, plus punk avec les Slits, plus vulgaire avec Peaches. Le mouvement Riot Grrrl cristallise toutes ces envies de révolte. Intéressant musicalement mais toujours dans la surenchère et le rapport de force. Lorsqu'elles s'acoquinent avec guitar heroes ou chanteurs poseurs, le rôle de bassiste porteuse d'eau (D'Arcy des Pumpkins) sans la moindre exposition médiatique leur est souvent assigné. Et si le plaisir des yeux est au rendez-vous, le parachutage par le label au poste de boniche pour promo ne se fait pas attendre. Prenez Texas. Mais là on ne parle déjà plus de rock n roll.

Et puis il y a les groupes de femmes, engagées au quotidien, qui, quand il s'agit de musique, préfèrent s'en tenir à ce strict domaine. Electrelane est de ceux là. Et l'on ne va pas s'en plaindre. A vrai dire que leur musique soit jouée par des pansards chevelus et repoussants tout droit sortis de leur grotte, des otaries savantes ou des mutants de l'espace, on s'en fout complètement. Le groupe de Brighton fait partie de cette poignée de groupes contemporains absolument indispensables, et c'est tout ce qui importe.

Si le précédent album Axes était tortueux comme une route de montagne, No Shouts No Calls ressemblerait plus à une autoroute à deux bandes. Exit les longues intros et passages expérimentaux. Synthés vintage et guitares acérées restent omniprésents mais dans un format pop. Si on devait étiqueter ce fantastique condensé de styles musicaux, le qualificatif post pop rock sixties moderne pourrait très bien convenir. Le ratissage d'influences est large donc mais reste tout à fait cohérent. Intro à la Pavement (After The Call), ligne de basse estampillée Arcade Fire  (To The East) et impression touchante comme du Stereolab dans la voix (The Greater Times). Les inconditionnels du côté aventureux de Axes trouveront leur bonheur avec Five.

Une envie légitime d'atteindre la consécration doit être à l'origine de ce resserrement de boulons. Quel dommage qu'Arcade Fire ait annulé sa tournée européenne. Electrelane aurait peut-être pu, fort de ce No Shouts No Calls ébouriffant de bout en bout, toucher le jackpot en première partie. Indispensable on vous dit.

 

                                                                To The East



Moyenne des verdiKts:
4/5

Vos Kommentaires

K!
Voir la K-id de monsieur john
monsieur john
11/05/2007 02:50
La zik est vraiment chouette, bien foutue, arrangements ok, tout ça, mais le chant m'est tout bonnement INSUPPORTABLE, la chanteuse c'est vraiment le maillon faible du groupe: y a pas un seul morceau porté par une mélodie vocale de qualité sur cet album, aucun morceau à fredonner, puis sa voix est vraiment moche, sérieux. 
 
C'est fort dommage parce que j'aurais pu adorer cet album...  
 
Sur ce, j'vais m'chercher une pita, j'prends quelque chose à quelqu'un?
K!
Voir la K-id de niko
niko
12/05/2007 00:16
4/5
C'est marrant parce qu'à l'époque de "The Power Out" j'avais du mal avec la voix également, sur certains titres en tout cas (un en particulier où la voix m'évoquait celle de Dolores O'Riordan..aïe aïe). Mais ici je trouve tout impeccable même la voix 
 
non non merci, j'ai déjà mangé

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