La chaleur
tropicale et le son exécrable du Hall des Foires ne sont pas à proprement
parler les meilleurs incitants à la concentration en ce premier jour des
Ardentes 2008. Un constat malheureux qui se vérifie dès les premières minutes
du concert de Sébastien Tellier,
visiblement boudé par un public dissipé et peu respectueux.
Une
situation particulièrement regrettable, tant la prestation du Français se
révèle à la hauteur de ses excès capillaires: dense, indisciplinée et
incroyablement savoureuse. Car Tellier, en plus d'être un irrésistible show man,
champion toute catégorie de la pose abracadabrante façon Prince ou Marilyn Monroe,
est avant tout et surtout un extraordinaire touche-à-tout, dont l'imposante
palette de talent trouve dans ce concert difficile toute sa résonance.
Alternant avec maîtrise et désinvolture électro pop tantôt sauvage et
hypnotique (la production très « DaftPunkienne » du dernier album
prend en live toute sa dimension), tantôt désuète (géniale Divine), le bougre s'octroie même le luxe de l'introspection véritablement
touchante (La Ritournelle, en
version écourtée, suivie de L'Amour et la Violence).
Les rares
attentifs l'auront bien compris, Sébastien Tellier signe ici, en un peu moins
d'une heure, un des futurs moments forts de ce festival. Honte aux
étourdis !
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Sébastien Tellier @ Les Ardentes 2008HF6, jeudi 10 juillet 19H10
La chaleur
tropicale et le son exécrable du Hall des Foires ne sont pas à proprement
parler les meilleurs incitants à la concentration en ce premier jour des
Ardentes 2008. Un constat malheureux qui se vérifie dès les premières minutes
du concert de Sébastien Tellier,
visiblement boudé par un public dissipé et peu respectueux.
Une
situation particulièrement regrettable, tant la prestation du Français se
révèle à la hauteur de ses excès capillaires: dense, indisciplinée et
incroyablement savoureuse. Car Tellier, en plus d'être un irrésistible show man,
champion toute catégorie de la pose abracadabrante façon Prince ou Marilyn Monroe,
est avant tout et surtout un extraordinaire touche-à-tout, dont l'imposante
palette de talent trouve dans ce concert difficile toute sa résonance.
Alternant avec maîtrise et désinvolture électro pop tantôt sauvage et
hypnotique (la production très « DaftPunkienne » du dernier album
prend en live toute sa dimension), tantôt désuète (géniale Divine), le bougre s'octroie même le luxe de l'introspection véritablement
touchante (La Ritournelle, en
version écourtée, suivie de L'Amour et la Violence).
Les rares
attentifs l'auront bien compris, Sébastien Tellier signe ici, en un peu moins
d'une heure, un des futurs moments forts de ce festival. Honte aux
étourdis !
Vos Kommentaires11/07/2008 16:27
Entièrement d'accord, c'est un grand Sébastien Tellier qu'on a vu aux Ardentes.. Vivement les francos !
11/07/2008 16:45
Je ne comptais pas aller le voir, ben j'ai bien fais d'y aller ! J'ai eu l'occasion d'être au 1er rang (bon, un peu mal placé, je ne voyais pas 1/5 de la scène à ma droite) et d'apprécier ce concert plus qu'excellent. J'ai complètement été pris dedans, j'en redemanderai presque !
12/07/2008 21:34
j'ai trouvé cette prestation moins riche que celle des Nuits Botaniques dernières! on l'a senti ici lassé, dissipé et peu communicatif avec son public! son jeu de scène paraissait même un peu inutile étant donné que tout cela n'avait pas de sens dans ce contexte! j'étais tout devant (fan numéro 1 oblige!!) je n'ai donc pas vu le public ahuri ou irrespectueux comme je le lis dans le commentaire ci-dessus! Par contre, une dame assez lourde a filmé la quasi totalité du concert sur son appareil photo, justee devant moi, et malgré plusieurs demandes elle n'a pas voulu arrêter! Nous avons donc assister à un double concert!! sans doute va-t-elle fantasmer en lisant ses films à longueur de journée! désagréable donc, cela m'a un peu éloignée de mon objectif premier: assister au concert de mon coup de coeur artistique, bourré de talent et athypique! bref, je le préfère dans un cadre plus intimiste, plus libre de ses mouvements et de son esprit créatif! mais je l'aiiiiiiiiiiiiiiiime tout de même plus que tout autre! merci monsieur sébastien tellier!
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