Musique: Sharko : Dance On The Beast | K-web

C'est le printemps. Les gens sortent de leur tanière, les
terrasses se remplissent... La vieille ville se réveille. Bientôt, les rues
foutraques vont s'animer jusqu'à pas d'heure au son de l'histoire interminable
de «l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours»... Bruxelles, son bordel
assimilé, ses bâtiments branlants et sa foule multicolore. C'est bien dans cet
environnement que Sharko traîne ses savates et construit ses petites cabanes
pop depuis maintenant plus de dix ans.


Dix ans et cinq albums, déjà, dont le petit dernier se nomme
Dance On The Beast. Au menu du dit album? Il y a ces sonorités electro
pour commencer, le ton des chansons, enlevé, dansant... Il y a la personnalité
et l'écriture de David Bartholomé, surtout. Car le bonhomme a une écriture
propre, c'est indéniable. Un truc à lui, un style enjoué, toujours imprégné
d'une innocence juvénile fraîche et savoureuse. Un sens certain de la mélodie
aussi (Rise Up, Never The Same, Creatures) et toujours quelques bons
mots en stock («Spaceships are attending tupperware reunions», «Creatures
with the silicone/Fingers with bones!»), ce qui ne gâche rien. Si on
émettra toujours quelques réserves sur Dimitri Tikovoi (déjà aux manettes de Molécule
et derrière une partie du dernier Ghinzu) et ses productions high tech
un peu désuètes qui tranchent avec les premiers enregistrements bricolés de
Bartholomé, ce parti pris électro-dance permet au moins à Sharko de tenter de
nouvelles choses, de visiter de 
nouvelles sonorités (spécialement sur Head, Horses, Creatures)
et ainsi, de durer sans ennuyer.


Et on est content qu'il soit toujours là, Sharko, bon pied
bon oeil dans ce décor de zwanze toute brusseler... Qu'il fasse toujours
partie des meubles, oui. Et on se dit qu'il ne déparerait pas dans un festival
urbain inter-ethnique dans le style de Couleur Café, quelque part entre Arno,
Cesaria Evora et les Skatalites... On serait surtout curieux de voir ce qu'il
pourrait en retirer.

duKe, K-web [kweb.be]
legende




Sharko : Dance On The Beast
note kweb

Label: 62TV / Bang!
Tracklist:
1. Yo Heart
2. Never The Same
3. Rise Up
4. 23 Find We Belong
5. Head
6. Horses
7. Cinema Tech
8. Mouse/Animal/Facebook/Danger
9. Since You Called
10. I'm So Stupid... The Things I Did, I Regret It
11. Creatures





Sharko :
Dance On The Beast

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K!
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par duKe
12-05-2009

Bruxelles, ma belle


C'est le printemps. Les gens sortent de leur tanière, les terrasses se remplissent... La vieille ville se réveille. Bientôt, les rues foutraques vont s'animer jusqu'à pas d'heure au son de l'histoire interminable de «l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours»... Bruxelles, son bordel assimilé, ses bâtiments branlants et sa foule multicolore. C'est bien dans cet environnement que Sharko traîne ses savates et construit ses petites cabanes pop depuis maintenant plus de dix ans.

Dix ans et cinq albums, déjà, dont le petit dernier se nomme Dance On The Beast. Au menu du dit album? Il y a ces sonorités electro pour commencer, le ton des chansons, enlevé, dansant... Il y a la personnalité et l'écriture de David Bartholomé, surtout. Car le bonhomme a une écriture propre, c'est indéniable. Un truc à lui, un style enjoué, toujours imprégné d'une innocence juvénile fraîche et savoureuse. Un sens certain de la mélodie aussi (Rise Up, Never The Same, Creatures) et toujours quelques bons mots en stock («Spaceships are attending tupperware reunions», «Creatures with the silicone/Fingers with bones!»), ce qui ne gâche rien. Si on émettra toujours quelques réserves sur Dimitri Tikovoi (déjà aux manettes de Molécule et derrière une partie du dernier Ghinzu) et ses productions high tech un peu désuètes qui tranchent avec les premiers enregistrements bricolés de Bartholomé, ce parti pris électro-dance permet au moins à Sharko de tenter de nouvelles choses, de visiter de  nouvelles sonorités (spécialement sur Head, Horses, Creatures) et ainsi, de durer sans ennuyer.

Et on est content qu'il soit toujours là, Sharko, bon pied bon oeil dans ce décor de zwanze toute brusseler... Qu'il fasse toujours partie des meubles, oui. Et on se dit qu'il ne déparerait pas dans un festival urbain inter-ethnique dans le style de Couleur Café, quelque part entre Arno, Cesaria Evora et les Skatalites... On serait surtout curieux de voir ce qu'il pourrait en retirer.



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