Broken casios, Broken
hearts c'est la maxime affichée sur le myspace de The Ian Fays, formule qui donne une idée assez précise de la teneur
du propos puisque le groupe construit effectivement ses chansons autour de
synthés cheaps et d'histoires de cœurs brisés.
La démarche - une pop songeuse de chambre à la production résolument
lo-fi (le groupe se revendique du terme indie
casio pop) - rappelle les américaines d'Au Revoir Simone et on se dit qu'il pourrait se dessiner là comme
une histoire de famille, à laquelle on ajouterait volontiers, en cousines
éloignées, les sisters Casady de Coco
Rosie (dont le folk bricolé, quoiqu'on en pense, n'en finit pas de creuser
son sillon). Composé de quatre filles dont trois sœurs dont deux jumelles, The
Ian Fays a, de toute manière, déjà tout d'une famille à part entière.
Dans la famille Ian Fays,
les filles ont le cœur tendre et exorcisent leurs déceptions post-adolescentes
en écrivant des chansons. Des chansons forcément un peu tristes et
mélancoliques, fières et revanchardes aussi parfois, jamais complaisantes.
Comme une aura d'innocence trahie qui s'accompagne d'un salvateur retour à
l'enfance marqué par les voix de petites filles de Lizz et Sara, les deux jumelles,
et l'utilisation de ces synthés de Carrouf qu'on rêvait, gamins, de se voir
offrir à la Noël.
Les californiennes ont sorti cette année via le label
italien Homesleep Music (Yuppie Flu,
Fuck) The Damon Lessons, premier album étonnamment abouti, qui s'écoute
d'une traite et vérifie l'adage qui veut que le tout vaut plus que la simple
somme de ses parties (c'est assez rare pour être souligné à une époque où, au
détriment de toute recherche de cohérence formelle, l'on sacrifie de plus en
plus à la tendance du positionnement stratégique des bons morceaux en début
d'album débouchant le plus souvent sur une deuxième moitié de remplissage sans
nom). Attention, qu'on ne s'y trompe pas, The Damon Lessons est aussi bourré
de morceaux beaux à fendre le palpitant, comme Pink Sheets, Hotel
ou ce 16 Weeks délicieusement suranné :
The Ian Fays - avec une fille en moins et un batteur en
plus - était de passage en Belgique la semaine dernière pour ouvrir au
Botanique pour les affolantes Brésiliennes de Cansei De Ser Sexy et à l'Escalier à Liège pour les Tellers (comme les Barât et...
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The Ian FaysBroken casios Broken hearts - Interview
Broken casios, Broken
hearts c'est la maxime affichée sur le myspace de The Ian Fays, formule qui donne une idée assez précise de la teneur
du propos puisque le groupe construit effectivement ses chansons autour de
synthés cheaps et d'histoires de cœurs brisés.
La démarche - une pop songeuse de chambre à la production résolument
lo-fi (le groupe se revendique du terme indie
casio pop) - rappelle les américaines d'Au Revoir Simone et on se dit qu'il pourrait se dessiner là comme
une histoire de famille, à laquelle on ajouterait volontiers, en cousines
éloignées, les sisters Casady de Coco
Rosie (dont le folk bricolé, quoiqu'on en pense, n'en finit pas de creuser
son sillon). Composé de quatre filles dont trois sœurs dont deux jumelles, The
Ian Fays a, de toute manière, déjà tout d'une famille à part entière.
Dans la famille Ian Fays,
les filles ont le cœur tendre et exorcisent leurs déceptions post-adolescentes
en écrivant des chansons. Des chansons forcément un peu tristes et
mélancoliques, fières et revanchardes aussi parfois, jamais complaisantes.
Comme une aura d'innocence trahie qui s'accompagne d'un salvateur retour à
l'enfance marqué par les voix de petites filles de Lizz et Sara, les deux jumelles,
et l'utilisation de ces synthés de Carrouf qu'on rêvait, gamins, de se voir
offrir à la Noël.
Les californiennes ont sorti cette année via le label
italien Homesleep Music (Yuppie Flu,
Fuck) The Damon Lessons, premier album étonnamment abouti, qui s'écoute
d'une traite et vérifie l'adage qui veut que le tout vaut plus que la simple
somme de ses parties (c'est assez rare pour être souligné à une époque où, au
détriment de toute recherche de cohérence formelle, l'on sacrifie de plus en
plus à la tendance du positionnement stratégique des bons morceaux en début
d'album débouchant le plus souvent sur une deuxième moitié de remplissage sans
nom). Attention, qu'on ne s'y trompe pas, The Damon Lessons est aussi bourré
de morceaux beaux à fendre le palpitant, comme Pink Sheets, Hotel
ou ce 16 Weeks délicieusement suranné :
The Ian Fays - avec une fille en moins et un batteur en
plus - était de passage en Belgique la semaine dernière pour ouvrir au
Botanique pour les affolantes Brésiliennes de Cansei De Ser Sexy et à l'Escalier à Liège pour les Tellers (comme les Barât et Doherty
wallons les Californiennes sont distribuées chez nous par Bang !). Des prestations live légèrement décevantes en regard
de l'album, le groupe, préférant, à tort, mettre les guitares en avant plutôt
qu'un unique synthé, ne renouant que trop rarement avec l'univers cotonneux du
disque. Peu importe, l'occasion était trop belle de rencontrer les miss :
Moyenne des verdiKts:
3/5
Vos KommentairesK! Max
17/12/2006 17:22
Charmantes demoiselles que voilà...
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