On ne va pas revenir encore une fois sur l'épisode GRINDHOUSE complétement démantelé suite au flop du combo Tarantino/Rodriguez au box office américain. Du double film chez nous, il ne reste que BOULEVARD DE LA MORT : UN FILM GRINDHOUSE, traduction très conne derrière laquelle se cache le 5e film de Tarantino sauf qu'il s'agit en réalité du 6e parce que KILL BILL VOLUME 2 était un film à part entière (au moins autant qu'un BACK TO THE FUTURE III si on garde la même logique), mais que celui-ci ne devait pas vraiment en être un. Pour ça, il aurait fallu compter également le premier segment de FROM DUSK TILL DAWN que Tarantino a réalisé avant de laisser la place à la boucherie gonzo de Rodriguez dans un film tout à fait différent en deuxième période. FROM DUSK TILL DAWN est sorti chez nous. Il n'a pas été charcuté puis remonté. c'était un autre temps.
Bref, comme le dit bien mieux l'inspecteur Harry "cinq ou six, j'avoue que dans tout ce bordel je n'ai pas très bien compté moi non plus, mais ... go ahead, make my day !" et c'est exactement ce que Tarantino a fait ! Oui, le film est bavard, oui, il a été rapiécé pour atteindre 110 minutes contre les 90 originelles et ça se sent, mais sans atteindre les sommets d'écriture d'une scène consacrée à Like a virgin dans RESERVOIR DOGS ou d'une tirade dédiée à une montre cachée dans un cul de vétéran du Vietnam, DEATH PROOF garde un côté déjanté parfait pour dérider la Croisette et on sait exactement ce qu'on va voir ! Si vous n'êtes pas familiers avec les grindhouses et autres slashers en rab', pas besoin de venir jouer les mijorées. DEATH PROOF n'était pas pour vous dès le départ et tant pis si vous avez essayé d'être cool devant vos copines. En soi, le film est déjà une double histoire. Mise en abîme du projet GRINDHOUSE lui-même. Ses inégalités font sa force et la fin vous éclate la gueule (au sens propre, comme au figuré) précisément parce que son rythme n'a plus rien à voir avec celui des longues et vaines discussions en bagnole ou au comptoir d'un bar à gringos... Avec DEATH PROOF, Tarantino franchit un cap que John Carpenter aurait dépassé s'il s'était mis derrière la caméra d'un Western. Il a enfin réalisé un des films qui a inspiré son cinéma, dépoussiérant et mettant en scène la référence plutôt que d'y renvoyer, comme dans KILL BILL, dans une réalisation plus contemporaine et tout aussi drôle et...
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Sortie: 06/06/2007 Durée: 110 min De: Quentin Tarantino Avec: Kurt Russell, Rose McGowan, Zoe Bell, Rosario Dawson, Eli Roth, ... Death ProofStuntman Mike n'aime pas les femmes. Surtout ce type de gonzesses qui zonent dans les bars comme une meute de chiennes en chaleur. Sa bagnole est tunée. A l'intérieur, il ne peut pas mourrir, peu importe la gravité de l'accident. Des accidents, il en fait plein parce que Stuntman Mike n'aime pas les femmes et sur la route, ce n'est pas les pétasses au volant qui manquent !
Make my day...
On ne va pas revenir encore une fois sur l'épisode GRINDHOUSE complétement démantelé suite au flop du combo Tarantino/Rodriguez au box office américain. Du double film chez nous, il ne reste que BOULEVARD DE LA MORT : UN FILM GRINDHOUSE, traduction très conne derrière laquelle se cache le 5e film de Tarantino sauf qu'il s'agit en réalité du 6e parce que KILL BILL VOLUME 2 était un film à part entière (au moins autant qu'un BACK TO THE FUTURE III si on garde la même logique), mais que celui-ci ne devait pas vraiment en être un. Pour ça, il aurait fallu compter également le premier segment de FROM DUSK TILL DAWN que Tarantino a réalisé avant de laisser la place à la boucherie gonzo de Rodriguez dans un film tout à fait différent en deuxième période. FROM DUSK TILL DAWN est sorti chez nous. Il n'a pas été charcuté puis remonté. c'était un autre temps.
Bref, comme le dit bien mieux l'inspecteur Harry "cinq ou six, j'avoue que dans tout ce bordel je n'ai pas très bien compté moi non plus, mais ... go ahead, make my day !" et c'est exactement ce que Tarantino a fait ! Oui, le film est bavard, oui, il a été rapiécé pour atteindre 110 minutes contre les 90 originelles et ça se sent, mais sans atteindre les sommets d'écriture d'une scène consacrée à Like a virgin dans RESERVOIR DOGS ou d'une tirade dédiée à une montre cachée dans un cul de vétéran du Vietnam, DEATH PROOF garde un côté déjanté parfait pour dérider la Croisette et on sait exactement ce qu'on va voir ! Si vous n'êtes pas familiers avec les grindhouses et autres slashers en rab', pas besoin de venir jouer les mijorées. DEATH PROOF n'était pas pour vous dès le départ et tant pis si vous avez essayé d'être cool devant vos copines. En soi, le film est déjà une double histoire. Mise en abîme du projet GRINDHOUSE lui-même. Ses inégalités font sa force et la fin vous éclate la gueule (au sens propre, comme au figuré) précisément parce que son rythme n'a plus rien à voir avec celui des longues et vaines discussions en bagnole ou au comptoir d'un bar à gringos... Avec DEATH PROOF, Tarantino franchit un cap que John Carpenter aurait dépassé s'il s'était mis derrière la caméra d'un Western. Il a enfin réalisé un des films qui a inspiré son cinéma, dépoussiérant et mettant en scène la référence plutôt que d'y renvoyer, comme dans KILL BILL, dans une réalisation plus contemporaine et tout aussi drôle et jouissive pour l'initié. Q n'abandonne pas le clin d'oeil pour autant, mais ces derniers se font à un niveau différent comme celui qu'il adresse justement au réalisateur de ESCAPE FROM NEW YORK en mettant une branlée aussi humiliante qu'incongrue à Snake Plissken en personne ! Rien que pour ça, DEATH PROOF est un film essentiel parce que complètement décomplexé et bourré de moyens, ce dont les grindhouses des 60's et 70's n'ont jamais pu disposer sans quoi ils seraient devenus des blockbusters, diront les mauvaises langues...
Pour (re)découvrir l'avis à chaud de niKo sur le film lors de sa présentation durant le 60e festival de Cannes, cliquez ici
Trailer (Death Proof Only)
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Vivement le DVD-collector-machin avec les 2 films et les bandes-annonces passke on en sort un peu frustré.