Cinéma: Lebanon | K-web

Première guerre du Liban, juin 1982. Quatre garçons de 20 ans, Shmuel le tireur, Assi le commandant, Herzl le chargeur et Yigal le conducteur, sont envoyés à bord d'un tank par l'armée israélienne pour attaquer une ville hostile. Ce ne sont pas des guerriers, ils doivent obéir à des ordres. Ils perdront ainsi leur innocence de la façon la plus brutale qui soit...


Juin 1982. La guerre éclate au Liban et un premier char est envoyé au front. À l'intérieur, des jeunes soldats terrifiés. C'est sur cette simple base que Samuel Maoz construit un film intelligent et efficace. Qui sont ces soldats envoyés au front et qu'elles sont leurs réactions face à ces situations horribles ? Maoz tente d'y répondre en nous plongeant pendant une heure et demie dans ce char, refuge temporaire pour ces soldats inexpérimentés. Dans la moiteur de cette boite de conserve meurtrière, la tension monte rapidement pour ne plus jamais redescendre. La peur se fait sentir et l'absurdité de la guerre éclate au grand jour.
Pourtant, le char se doit d'avancer. À travers un viseur, Maoz nous montre ce qu'il veut, réduisant notre champ de vision pour mieux nous surprendre. Le procédé, très réussi, nous permet une fois de plus de ressentir ce que tout soldat à un jour ressentit. Cette impression d'avancer dans l'obscurité, où chaque coin de rue représente un danger. La violence des combats est filmée de façon crue, n'épargnant rien au spectateur.
En une heure et demie, Samuel Maoz, qui lui-même s'était retrouvé dans ce char en 82, signe un film bref et intense. Lebanon est un véritable réquisitoire contre la guerre et ses ravages. Un film fort, donc forcément immanquable.

anthony, K-web [kweb.be]
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Lebanon

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par anthony
26-03-2010
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Première guerre du Liban, juin 1982. Quatre garçons de 20 ans, Shmuel le tireur, Assi le commandant, Herzl le chargeur et Yigal le conducteur, sont envoyés à bord d'un tank par l'armée israélienne pour attaquer une ville hostile. Ce ne sont pas des guerriers, ils doivent obéir à des ordres. Ils perdront ainsi leur innocence de la façon la plus brutale qui soit...

Juin 1982. La guerre éclate au Liban et un premier char est envoyé au front. À l'intérieur, des jeunes soldats terrifiés. C'est sur cette simple base que Samuel Maoz construit un film intelligent et efficace. Qui sont ces soldats envoyés au front et qu'elles sont leurs réactions face à ces situations horribles ? Maoz tente d'y répondre en nous plongeant pendant une heure et demie dans ce char, refuge temporaire pour ces soldats inexpérimentés. Dans la moiteur de cette boite de conserve meurtrière, la tension monte rapidement pour ne plus jamais redescendre. La peur se fait sentir et l'absurdité de la guerre éclate au grand jour. Pourtant, le char se doit d'avancer. À travers un viseur, Maoz nous montre ce qu'il veut, réduisant notre champ de vision pour mieux nous surprendre. Le procédé, très réussi, nous permet une fois de plus de ressentir ce que tout soldat à un jour ressentit. Cette impression d'avancer dans l'obscurité, où chaque coin de rue représente un danger. La violence des combats est filmée de façon crue, n'épargnant rien au spectateur. En une heure et demie, Samuel Maoz, qui lui-même s'était retrouvé dans ce char en 82, signe un film bref et intense. Lebanon est un véritable réquisitoire contre la guerre et ses ravages. Un film fort, donc forcément immanquable.



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