Grand prix du 32e festival du film américain de Deauville, le premier film du couple Jonathan Dayton / Valerie Faris a
tellement fait parler de lui qu'on s'attendait à un véritable renouveau de la
comédie grinçante, mais à l'arrivée, Little
Miss Sunshine est à l'image de son titre, un récit gentillet qui ne
chatouillera que le spectateur bon public sans attente
particulière. Les autres se contenteront d'une comédie aussi sympathique que le
spectacle d'école que donne la petite sœur devant un faux Saint Nicolas payé à l'heure.
Le sujet intéressant des miss enfants, véritable foire
aux monstres dans les états bouseux de l'Oncle Sam, n'est malheureusement qu'un
prétexte à un road movie nonchalant dans la veine de Sideways lui-même support justificatif à un groupe de performances
isolées plus ou moins réussies. Passons rapidement sur le jeu du grand père
(Alan Arkin) qui a été puiser son inspiration dans South Park et les Simpsons
en oubliant d'apporter la nuance crédible qui différencie un film d'un dessin
animé et signalons plutôt la seule véritable révélation de ce long, parfois trop long métrage. Le jeu
naturel et probablement quasi involontaire de la jeune Abigail Breslin porte tout le film comme un petit cochon de lait tout
rose qui tire un attelage improvisé par une bande de fermiers amateurs.
Derrière elle, arrivent Greg Kinnear (un
habitué de la route depuis As Good as it
Gets) en apprenti loser propre sur lui, Toni Colette (qui serait presqu'aussi
laide que l'épouse de Jack dans Shining) et Steve Carell tout en retenue à l'opposé du 40 Year Old Virgin, mais de nouveau dans un rôle qui tourne autour du
cul avec cette fois une approche au sens propre (ou moins propre c'est selon)
puisqu'il interprète un homo dépressif et suicidaire pour qui il a fallu
ajouter quelques scènes inutiles (la confrontation improbable dans la station service) de
manière à étirer sa présence à l'écran (nouvelle star oblige). Paul Dano (The Girl Next Door) en frère
nihiliste taiseux, a juste la gueule de l'emploi et c'est tout, faut pas aller
chercher plus loin. Alors on récapitule :
Le grand père râleur et drogué.
Le père optimiste et ringard
La mère dépassée (et vraiment trop moche)
Le frère qui n'aime personne et la fille qui aime tout le
monde, mais qui tient plus de maman (question hérédité physique).
L'oncle PD....
Parceque bon le coté manichéen ca fatigue la critique à un moment!