Cinéma: Mr. Nobody | K-web

Février 2092, Nemo Nobody a 120 ans. Il est le doyen et le dernier mortel d'un monde heureux peuplé d'immortels. Il revoit en flash back toutes les années passées auprès de sa femme Anna... à moins que ce ne soit Elise ou Jeanne. Son destin s'est joué sur le quai d'une gare, lorsqu'il avait 8 ans, confronté à un choix impossible: partir vivre en Amérique avec sa mère ou rester en Angleterre avec son père. Aventures réelles ou fantasmées, l'effet papillon d'une goutte d'eau ou d'une coquille d'oeuf a modifié le cours de son existence.
Un choix simpliste mais pas simple, un enfant déchiré mais imaginatif et un quai de gare. Il n'aura fallu que ces quelques éléments pour que Jaco Van Dormael les transforme en rêve éveillé. Car Mr. Nobody n'est ni plus ni moins qu'une vie fantasmée et transposée sur pellicule. Van Dormael filme les "et si" d'une vie qui s'écrit pour mieux se contredire. Nemo à t-il choisi son père ou bien sa mère ? À t-il épousé Anne, Élise ou Jean ? Peu importe puisque rien ne nous est épargné. Chaque transition nous emmène vers une réalité alternative, régie visuellement par différents codes de couleurs. À chaque fille/vie le sien. Mais le réalisateur ne s'arrête pas là puisque grâce à des plans magnifiques, il remet la Belgique sur le devant de la scène internationale. Rien que ça. Même s?il s'agit d'une coproduction (avec la France, l'Allemagne et le Canada), il y a de quoi être fier de voir un film Belge si réussi que ce soit sur le plan de l'histoire ou visuellement parlant. Mis à part Vinyan l'année dernière, il faut reconnaitre que le cinéma Belge peine à se sortir d'un schéma ultra classique enchainant les images de campagnes flamandes et autres usines carolos. Sans avoir recours à une débauche de moyen, Jaco Van Dormael nous fait voyager entre plusieurs époques via des flashbacks et flashforwards convaincants et réalistes. La vie rêvée de Nemo s'écrit alors entre une enfance joliment rétro et un futur légèrement loufoque.
Mais l'aspect visuel n'est pas la seule réussite de ce Mr. Nobody, le casting n'étant pas en reste. Que ce soit Diane Krueger, moins lourde que d'habitude ou Sarah Polley, excellente comme toujours, tous sont au service de l'histoire, sans jamais chercher à se tirer la couverture. Mais si chacun à droit à sa petite vie alternative, tous tournent autour de Jared Leto. Interprétant un Nemo rêveur, Leto...

anthony, K-web [kweb.be]
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Mr. Nobody

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par anthony
21-01-2010
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Février 2092, Nemo Nobody a 120 ans. Il est le doyen et le dernier mortel d'un monde heureux peuplé d'immortels. Il revoit en flash back toutes les années passées auprès de sa femme Anna... à moins que ce ne soit Elise ou Jeanne. Son destin s'est joué sur le quai d'une gare, lorsqu'il avait 8 ans, confronté à un choix impossible: partir vivre en Amérique avec sa mère ou rester en Angleterre avec son père. Aventures réelles ou fantasmées, l'effet papillon d'une goutte d'eau ou d'une coquille d'oeuf a modifié le cours de son existence. Un choix simpliste mais pas simple, un enfant déchiré mais imaginatif et un quai de gare. Il n'aura fallu que ces quelques éléments pour que Jaco Van Dormael les transforme en rêve éveillé. Car Mr. Nobody n'est ni plus ni moins qu'une vie fantasmée et transposée sur pellicule. Van Dormael filme les "et si" d'une vie qui s'écrit pour mieux se contredire. Nemo à t-il choisi son père ou bien sa mère ? À t-il épousé Anne, Élise ou Jean ? Peu importe puisque rien ne nous est épargné. Chaque transition nous emmène vers une réalité alternative, régie visuellement par différents codes de couleurs. À chaque fille/vie le sien. Mais le réalisateur ne s'arrête pas là puisque grâce à des plans magnifiques, il remet la Belgique sur le devant de la scène internationale. Rien que ça. Même s?il s'agit d'une coproduction (avec la France, l'Allemagne et le Canada), il y a de quoi être fier de voir un film Belge si réussi que ce soit sur le plan de l'histoire ou visuellement parlant. Mis à part Vinyan l'année dernière, il faut reconnaitre que le cinéma Belge peine à se sortir d'un schéma ultra classique enchainant les images de campagnes flamandes et autres usines carolos. Sans avoir recours à une débauche de moyen, Jaco Van Dormael nous fait voyager entre plusieurs époques via des flashbacks et flashforwards convaincants et réalistes. La vie rêvée de Nemo s'écrit alors entre une enfance joliment rétro et un futur légèrement loufoque. Mais l'aspect visuel n'est pas la seule réussite de ce Mr. Nobody, le casting n'étant pas en reste. Que ce soit Diane Krueger, moins lourde que d'habitude ou Sarah Polley, excellente comme toujours, tous sont au service de l'histoire, sans jamais chercher à se tirer la couverture. Mais si chacun à droit à sa petite vie alternative, tous tournent autour de Jared Leto. Interprétant un Nemo rêveur, Leto fait ce qu'il sait faire de mieux : jouer (et non chanter dans son groupe pour jeune pucelle gothique). Plongé dans son regard d'un bleu profond, il nous embarque dans ses choix et ses doutes avec une retenue rare pour cet acteur, souvent habitué à se dissimuler sous des artifices pour fuir son statut de belle gueule (blond platine dans Fight Club, cerné avec un bras mauve dans Requiem for a Dream, 28 kilos de graisses pour Chapter 27, des dreads ridicules dans Panic Room ou en jupette dans Alexandre). Mais s'il arrive à tenir la moitié du film avec une simple paire de lunettes, son envie de se transformer reprend le dessus quand il interprète un Nemo fatigué et complètement perdu, dans un monde qui n'est plus le sien. On ne lui en tiendra pas rigueur tant cela semble secondaire dans cette histoire atypique. Quoi qu'il en soit, Mr. Nobody est à conseiller à tous les rêveurs désireux de s'évader ne fut-ce que 2 heures dans une vie rêvée d'un personnage ayant choisi de ne pas choisir. Quant aux autres, ce ne sont que des pisse-froid. - Les horaires des séances - La bande annonce

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