Avec OU EST LA MAIN DE L'HOMME SANS
TETE ?, Guillaume et Stéphane Malandrin imposent
d'emblée un ton et réussissent très vite à
créer une véritable tension. Ainsi, dans la première
partie de ce thriller psychologique teinté d'absurde, on
s'accroche à nos sièges et s'apprête à
vivre une plongée cauchemardesque dans un cerveau malade
(celui de Cécile de France qui, face à Ulrich Tukur, ne
fait pas le poids une seule seconde) avec, en filigrane, cette
fascinante figure de la main noire et tentaculaire qui apparaît
dès la très belle scène d'ouverture.
Malheureusement, les réalisateurs, probablement mal entraînés,
ne tiennent pas la distance, dissolvant la tension comme un cachet
d'aspirine dans une piscine olympique. La faute aussi à des
personnages dont les caractères trop (stéréo)typés
(le paternel acharné de sport qui en oublie le bien-être
de ses gosses, la fille vierge et docile qui commence à se
poser des questions, le frère artiste qui en veut à son
père, le gamin influençable) deviennent peu à
peu, hélas, le véritable enjeu du film. Une certaine
lourdeur dans le symbolisme d'ordre psychanalytique est également
à déplorer, comme dans cette scène où
l'héroïne ingénue n'arrête pas de
répéter qu'elle cherche sa chatte (l'animal) à
des hommes ricanant (ok les gars mais on avait bien compris l'idée
hein).
On sent que les frères Malandrin
se sont creusés la tête pour pondre le scénario
de ce premier film réalisé en binôme, pour
convaincre totalement ils devront sans doute se faire encore un peu
la main...
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Sortie: 17/06/2009 Durée: 104 min De: Guillaume et Stéphane Malandrin Avec: Cécile de France, Ulrich Tukur, Bouli Lanners Où est la main de l'homme sans tête?Eva, championne de plongeon, sombre quinze jours dans le coma suite à un sale accident survenu lors d'une compétition internationale. Son père, coach tyrannique, insiste pour qu'elle reprenne l'entraînement dès sa sortie d'hôpital. Mais Eva ne se sent pas bien et commence à voir des choses étranges...
Avec OU EST LA MAIN DE L'HOMME SANS
TETE ?, Guillaume et Stéphane Malandrin imposent
d'emblée un ton et réussissent très vite à
créer une véritable tension. Ainsi, dans la première
partie de ce thriller psychologique teinté d'absurde, on
s'accroche à nos sièges et s'apprête à
vivre une plongée cauchemardesque dans un cerveau malade
(celui de Cécile de France qui, face à Ulrich Tukur, ne
fait pas le poids une seule seconde) avec, en filigrane, cette
fascinante figure de la main noire et tentaculaire qui apparaît
dès la très belle scène d'ouverture.
Malheureusement, les réalisateurs, probablement mal entraînés,
ne tiennent pas la distance, dissolvant la tension comme un cachet
d'aspirine dans une piscine olympique. La faute aussi à des
personnages dont les caractères trop (stéréo)typés
(le paternel acharné de sport qui en oublie le bien-être
de ses gosses, la fille vierge et docile qui commence à se
poser des questions, le frère artiste qui en veut à son
père, le gamin influençable) deviennent peu à
peu, hélas, le véritable enjeu du film. Une certaine
lourdeur dans le symbolisme d'ordre psychanalytique est également
à déplorer, comme dans cette scène où
l'héroïne ingénue n'arrête pas de
répéter qu'elle cherche sa chatte (l'animal) à
des hommes ricanant (ok les gars mais on avait bien compris l'idée
hein).
On sent que les frères Malandrin
se sont creusés la tête pour pondre le scénario
de ce premier film réalisé en binôme, pour
convaincre totalement ils devront sans doute se faire encore un peu
la main...
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