Le film le plus cher de l'histoire du cinéma est une merde. Il faut l'accepter. A l'instar
de X-MEN : THE LAST STAND, SPIDER-MAN s'offre un 3e volet qui
prolonge lamentablement une franchise qui avait tout réussi jusque là. Ici, pas
de circonstances atténuantes. Pas de Brett Ratner venant déféquer là où Bryan
Singer avait dressé une table de fête. Pas de passage de flambeau et un enthousiasme
qu'on supposait intact au sein de la
dream team intacte menée par Sam Raimi. Mais, à côté du container de billets
verts nécessaires pour concrétiser les métamorphoses de Sandman (Yeah baby !)
et de Venom (hein ?), il aurait sans doute fallu prévoir un attaché case plus
petit avec un scénario à l'intérieur. Ca nous aurait certainement évité l'embarras
de séquences super liftées certes (le minimum pour un budget pareil), mais cousues les unes aux autres comme au bon vieux
temps d'un HIGHLANDER III. Et croyez-moi, penser à la rencontre « fortuite »
mettant en scène Bebert qui louche dans cette ellipse où il tombe sur Deborah
Kara Unger alors qu'il retape son katana torse nu au milieu des highlands, ce n'est
pas vraiment bon pour l'une des scènes clés (la naissance de Venom qui survient
« par hasard » dans une église à la con) d'un des films les plus
attendu de l'année.
Qu'est-ce qui a foiré ? Tout, ou presque. Tobey Maguire
est devenu une star et sa petite tronche est trop présente dans le film. On en
a rien à foutre de Tobey. On veut bien supporter Peter Parker, mais quand il
enfile le spandex, qu'il soit noir, rouge ou argenté, c'est pour laisser la
place à Spider-Man. Vous savez ? Your friendly neighborhood quoi !
Avec les blagues, la voltige et surtout la frime qui perd toute son identité si
à la moindre baston, la cagoule est déchirée pour laisser apparaître cette sale
petite gueule d'acteur capricieux (les exemples sur le net abondent). Très peu
de Spider-man dans ce troisième épisode au profit de beaucoup de Tobey, trop de
Tobey pour des mises en situation qui se répètent. La séquence poussive décalcomanie
de cette scène rythmée par le Raindrops
keep falling on my head de BJ Thomas qui fonctionnait fort bien dans
SPIDER-MAN 2 en est la preuve la plus flagrante. Quel manque de tact. Quelle
absence de subtilité dans les enchaînements dramatiques qui transforme les
scènes les plus émotives des deux premiers volets en insupportables
répétitions. On a pas envie de...
Zéro étoiles!!! Arrogants!