Cinéma: The Box | K-web

Norma et son époux mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis jusqu'au jour où une mystérieuse boîte est déposée devant leur domicile. Quelques jours plus tard, se présente l'énigmatique Mr. Arlington qui leur révèle qu'en appuyant sur le bouton rouge de la boîte, ils recevraient 1,000,000$, mais cela entraînerait la mort d'un inconnu...

Vous savez tout le bien que je pense de Richard Kelly. Fan de la première heure de son premier film Donnie Darko, je fais également partie du petit groupe ayant apprécié Southland Tales. Il est pourtant facile de critiquer son second film, et la presse ne s'en est pas privée. Il faut reconnaitre que le film est confus, parfois inutilement alambiqué et un poil trop mystico-religieux. Mais la plupart des critiques étaient selon moi non fondées. Difficile en effet de prendre au sérieux la critique d'un journaliste n'ayant vu que le film, sans même avoir jeté un oeil sur la graphic novel le précédant. Car le livre et le film forment un tout selon Kelly, l'un ne fonctionnant pas sans l'autre. Ne pas lire les trois premiers "chapitres" de l'ensemble équivaut donc à commencer un roman en plein milieu, et c'est ce qui nous a amené aux avis très tranchés et simplistes de la presse : "j'ai rien compris, c'est nul". Et si il ne s'agissait pas là de son plus grand film, il ne méritait surement pas l'acharnement médiatique qu'il a reçu. Je ferme là la parenthèse Southland Tales et passe à son dernier film, The Box.

Après cette expérience difficile, Richard Kelly se devait de revenir en forme et sûr de lui s'il voulait continuer à faire son métier. En signant chez Warner, on pouvait craindre le pire. Un film de studio, adapté d'un roman, avec Cameron Diaz : ça ressemble plus à un banal film de commande qu'un film d'auteur. Et pourtant, pour la troisième fois, la magie opère. Non seulement il réussit à rendre un film de studio personnel (peut-être encore plus que l'était Donnie Darko), mais il arrive également à adapter à sa sauce l'histoire de Richard Matheson et nous rend Cameron Diaz sympathique et loin de son image un peu bébête et pas très sérieuse.

Après les années 80 de Donnie et le futur proche de Southland Tales, retour dans les années 70, les années qui ont vu grandir Kelly. Le réalisateur se sert de son expérience pour étoffer le film (son père travaillait également à la Nasa sur le projet viking et sa mère à bel et bien été amputée des orteils). Rien que part cette mise en abyme, on est déjà loin des 8...

anthony, K-web [kweb.be]
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The Box

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par anthony
08-11-2009
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Norma et son époux mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis jusqu'au jour où une mystérieuse boîte est déposée devant leur domicile. Quelques jours plus tard, se présente l'énigmatique Mr. Arlington qui leur révèle qu'en appuyant sur le bouton rouge de la boîte, ils recevraient 1,000,000$, mais cela entraînerait la mort d'un inconnu... Vous savez tout le bien que je pense de Richard Kelly. Fan de la première heure de son premier film Donnie Darko, je fais également partie du petit groupe ayant apprécié Southland Tales. Il est pourtant facile de critiquer son second film, et la presse ne s'en est pas privée. Il faut reconnaitre que le film est confus, parfois inutilement alambiqué et un poil trop mystico-religieux. Mais la plupart des critiques étaient selon moi non fondées. Difficile en effet de prendre au sérieux la critique d'un journaliste n'ayant vu que le film, sans même avoir jeté un oeil sur la graphic novel le précédant. Car le livre et le film forment un tout selon Kelly, l'un ne fonctionnant pas sans l'autre. Ne pas lire les trois premiers "chapitres" de l'ensemble équivaut donc à commencer un roman en plein milieu, et c'est ce qui nous a amené aux avis très tranchés et simplistes de la presse : "j'ai rien compris, c'est nul". Et si il ne s'agissait pas là de son plus grand film, il ne méritait surement pas l'acharnement médiatique qu'il a reçu. Je ferme là la parenthèse Southland Tales et passe à son dernier film, The Box. Après cette expérience difficile, Richard Kelly se devait de revenir en forme et sûr de lui s'il voulait continuer à faire son métier. En signant chez Warner, on pouvait craindre le pire. Un film de studio, adapté d'un roman, avec Cameron Diaz : ça ressemble plus à un banal film de commande qu'un film d'auteur. Et pourtant, pour la troisième fois, la magie opère. Non seulement il réussit à rendre un film de studio personnel (peut-être encore plus que l'était Donnie Darko), mais il arrive également à adapter à sa sauce l'histoire de Richard Matheson et nous rend Cameron Diaz sympathique et loin de son image un peu bébête et pas très sérieuse. Après les années 80 de Donnie et le futur proche de Southland Tales, retour dans les années 70, les années qui ont vu grandir Kelly. Le réalisateur se sert de son expérience pour étoffer le film (son père travaillait également à la Nasa sur le projet viking et sa mère à bel et bien été amputée des orteils). Rien que part cette mise en abyme, on est déjà loin des 8 pages que comptait la nouvelle de Richard Matheson. Ces détails nous plongent dans une ambiance un peu malsaine, qui se poursuivra tout au long du film. Après une introduction assez rapide, on plonge dans le vif du sujet. La boite fait son apparition dès les premières minutes du film et les choses sérieuses peuvent commencer. Très vite, les questions commencent à envahir nos petites têtes. D'où vient cette boite? Qu'est-il arrivé au visage de Frank Langella? Vont-ils appuyer sur le bouton? Le tout sur une musique d'Arcade Fire, collant parfaitement aux images. On se laisse donc balader pendant les deux tiers du film, avant de se heurter brusquement au final. Nos petits cerveaux chauffent et se perdent dans l'histoire. Sous ces apparences de thriller un poil classique, Richard Kelly nous livre une histoire qui, une fois de plus, nous pousse à réfléchir. Et même si on est assez loin de la prise de tête qu'était Donnie Darko, je reste persuadé que The Box s'appréciera au fil des visionnages. Je n'en dis évidemment pas plus mais sachez que pour les mou du cerveau, les réponses les plus évidentes sont très clairement données. Je pense à tout ceux qui, effrayé par la tournure des événements, envisageront de quitter la salle (histoire vraie... malheureusement). The Box est donc le film de plus abordable et personnel de Richard Kelly. Servis par un casting parfait, il offre à Cameron Diaz l'un de ses plus beau rôle et nous permet de réellement découvrir James Marsden, loin du personnage de cyclope qui l'a fait connaitre. Mention spéciale à Langella, intriguant en gentil méchant et à Holmes Osborne, fidèle au poste depuis Donnie Darko. Je vous recommande donc très chaudement cette histoire passionnante. Le futur de Kelly en dépend. Dites vous que ça sera votre BA de l'année... Pour ceux qui veulent en savoir plus, n'hésitez pas à visiter l'excellent site web du film (être financé par un studio, ça aide) et les vidéos d'intros qui vous mettront directement dans l'ambiance : - Le site officiel - You are the experiment Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.

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