Cinéma: The Lookout | K-web

Voilà enfin arrivé sur les écrans ce projet passé successivement
dans les mains de David Fincher (ZODIAC), Sam Mendes (AMERICAN BEAUTY), Brad
Pitt, Leonardo DiCaprio et Tom Hanks pour finalement devenir la première
réalisation de son scénariste Scott Frank (MINORITY REPORT, DEAD AGAIN, OUT OF
SIGHT). Si attentes il y aurait pu avoir à l'arrivée, THE LOOKOUT ne satisfera
guère davantage qu'une anecdote brassant des thèmes narratifs ou visuels connus.
Un peu de MEMENTO par ci, une touche de FARGO par là ne suffisent pas à faire
passer un film qui, par manque de trouvailles, ne parvient jamais à se
singulariser complètement. Même si on arrive régulièrement à éprouver de l'empathie
pour le personnage de Chris (interprété par le charismatique Joseph Gordon
Levitt vu dans MYSTERIOUS SKIN), on a parfois un peu de mal à s'intéresser
réellement à son sort qui semble trop lâchement relié à un cambriolage convenu
dont on se fout royalement. Malgré tout, Scott Frank nous embarque de force
dans ce casse de banque qui occupe largement les second et troisième actes du
film, soit suffisamment de bobine pour en faire le sujet tape à l'oeil
principal d'une histoire qui semblait pourtant se jouer ailleurs. Là où elle avait
tout à gagner et beaucoup plus à raconter. A mesure que la dimension sociale et
intérieure du scénario s'amenuise, le scénario prend des allures de fait divers.
Une base qui peut s'avérer magistralement surdimensionnée devant la caméra d'un
vétéran comme Sydney Lumet (BEFORE THE DEVIL KNOWS YOU'RE DEAD), mais que tant
l'écriture que la mise en scène de Scott Frank ne parviennent pas à élever au
dessus de la banalisation menaçant toute fiction qui prend le parti de ne pas
donner dans la surenchère.


Ainsi, Jeff Daniels doit mettre de côté sa composition d'un
vieil aveugle lucide pour se transformer en simple piège à mouche, outil d'un
rebondissement qui sert tout au plus à boucler la trame écrite comme l'entièreté des
éléments introduits dans le premier acte. Et l'audience de se
contenter d'un film qui n'est pas franchement désagréable, mais qui trouvera
plus sa place dans les cabinets du futur, diffusé sur un écran à hauteur du
regard plissé de ceux qui occupent le trône et qui ne se souviendront plus qu'à
une époque, c'étaient les journaux ou les magazines qui, faute de
mieux, remplissaient la même fonction.









 

domeniKo, K-web [kweb.be]
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The Lookout
note kweb

Sortie: 03/10/2007

Durée: 105 min

De: Scott Frank




The Lookout

Chris Pratt était un brillant joueur de hockey plein d'avenir, mais un soir, il fait le con en voiture et est victime d'un crash qui tue les passagers de son véhicule et le blesse gravement à la tête. Aujourd'hui Chris n'est plus que l'ombre de lui même. Sa mémoire lui joue des tours et ses problèmes psychomoteurs sont des freins quotidiens à son épanouissement. Les choses changent quand un ancien camarade de classe lui fait une proposition qui concerne son petit boulot minable au service d'entretien d'une banque... 

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K!
Voir la K-id de domeniko
par domeniKo
03-10-2007

Rien à voir ou rien à retenir ?


Voilà enfin arrivé sur les écrans ce projet passé successivement dans les mains de David Fincher (ZODIAC), Sam Mendes (AMERICAN BEAUTY), Brad Pitt, Leonardo DiCaprio et Tom Hanks pour finalement devenir la première réalisation de son scénariste Scott Frank (MINORITY REPORT, DEAD AGAIN, OUT OF SIGHT). Si attentes il y aurait pu avoir à l'arrivée, THE LOOKOUT ne satisfera guère davantage qu'une anecdote brassant des thèmes narratifs ou visuels connus. Un peu de MEMENTO par ci, une touche de FARGO par là ne suffisent pas à faire passer un film qui, par manque de trouvailles, ne parvient jamais à se singulariser complètement. Même si on arrive régulièrement à éprouver de l'empathie pour le personnage de Chris (interprété par le charismatique Joseph Gordon Levitt vu dans MYSTERIOUS SKIN), on a parfois un peu de mal à s'intéresser réellement à son sort qui semble trop lâchement relié à un cambriolage convenu dont on se fout royalement. Malgré tout, Scott Frank nous embarque de force dans ce casse de banque qui occupe largement les second et troisième actes du film, soit suffisamment de bobine pour en faire le sujet tape à l'oeil principal d'une histoire qui semblait pourtant se jouer ailleurs. Là où elle avait tout à gagner et beaucoup plus à raconter. A mesure que la dimension sociale et intérieure du scénario s'amenuise, le scénario prend des allures de fait divers. Une base qui peut s'avérer magistralement surdimensionnée devant la caméra d'un vétéran comme Sydney Lumet (BEFORE THE DEVIL KNOWS YOU'RE DEAD), mais que tant l'écriture que la mise en scène de Scott Frank ne parviennent pas à élever au dessus de la banalisation menaçant toute fiction qui prend le parti de ne pas donner dans la surenchère.

Ainsi, Jeff Daniels doit mettre de côté sa composition d'un vieil aveugle lucide pour se transformer en simple piège à mouche, outil d'un rebondissement qui sert tout au plus à boucler la trame écrite comme l'entièreté des éléments introduits dans le premier acte. Et l'audience de se contenter d'un film qui n'est pas franchement désagréable, mais qui trouvera plus sa place dans les cabinets du futur, diffusé sur un écran à hauteur du regard plissé de ceux qui occupent le trône et qui ne se souviendront plus qu'à une époque, c'étaient les journaux ou les magazines qui, faute de mieux, remplissaient la même fonction.

 



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