Cinéma: Walk Hard: The Dewey Cox Story | K-web

En trois ans à peine, Judd Apatow s'est véritablement imposé
comme LE pourvoyeur de comédies américaines plus ou moins grasses et décalées
sur grand écran. Si l'overdose n'est pas loin, on ne va pour l'heure pas s'en
plaindre puisque, à défaut de délivrer des comédies de haut vol comme, au
hasard, les Farrelly brothers (ME, MYSELF AND IRENE, THE HEARTBREAK KID) en
sont capables, Apatow reste garant, avec ses propres réalisations (THE 40
YEAR-OLD VIRGIN, KNOCKED UP) et, plus généralement, ses productions (SUPERBAD,
THE LEGEND OF RON BURGUNDY, THE BALLAD OF RICKY BOBBY ou ce WALK HARD qu'il
co-écrit également) de moments de franche rigolade ponctués à leur zénith de
joyeuses claques sur le cuisseau.


Ainsi de ce WALK HARD donc qui, sur la trame du WALK THE
LINE de James Mangold, greffe le parcours de plusieurs grandes icônes de la
musique populaire de ces dernières décennies - de Johnny Cash à Dylan en
passant, notamment, par Brian Wilson - synthétisées en un seul et même
personnage : le grand, le veule, le bouffon Dewey Cox. Les nombreuses
références, peu poussées ceci dit (il ne faut pas dérouter le spectateur lambda
hein non plus...), amuseront le fan de musique, ainsi que la bande son singeant
avec humour les époques et les styles.


Un humour, comme souvent au sein de l'écurie Apatow,
terriblement inégal. On navigue en effet sans boussole entre comique potache et
peu drôle, jeux de mots ras des pâquerettes centrés sur le nom de famille de
l'ami Dewey et quelques véritables perles fonctionnant très souvent sur le
principe du running gag (« The wrong kid died ! », l'arrachage
de lavabos en série, la découverte de nouvelles drogues via un batteur hilarant
en incitateur malgré lui). Dans un esprit finalement peu éloigné de la série
des SCARY MOVIE, le film fonctionne également très bien quand il s'amuse à
tourner en ridicule les passages obligés de ce genre archi balisé qu'est le
biopic (trauma originel, trinité succès - déchéance - rédemption, flash-back de
90 minutes en coulisses avant un ultime tour de chant).


Déjà vu mais amusant, WALK HARD remplit, non sans une
certaine paresse, son contrat d'efficace feelgood movie.

niKo, K-web [kweb.be]
legende




Walk Hard: The Dewey Cox Story
note kweb

Sortie: 05/03/2008

Durée: 96 min

De: Jake Kasdan

Avec: John C. Reilly



Walk Hard:
The Dewey Cox Story

Grandeur et (surtout) décadence de Dewey Cox, chanteur populaire qui donna tout son sens à la maxime Sex, drugs and rock 'n' roll.

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K!
Voir la K-id de niko
par niKo
18-02-2008

Cox sucker


En trois ans à peine, Judd Apatow s'est véritablement imposé comme LE pourvoyeur de comédies américaines plus ou moins grasses et décalées sur grand écran. Si l'overdose n'est pas loin, on ne va pour l'heure pas s'en plaindre puisque, à défaut de délivrer des comédies de haut vol comme, au hasard, les Farrelly brothers (ME, MYSELF AND IRENE, THE HEARTBREAK KID) en sont capables, Apatow reste garant, avec ses propres réalisations (THE 40 YEAR-OLD VIRGIN, KNOCKED UP) et, plus généralement, ses productions (SUPERBAD, THE LEGEND OF RON BURGUNDY, THE BALLAD OF RICKY BOBBY ou ce WALK HARD qu'il co-écrit également) de moments de franche rigolade ponctués à leur zénith de joyeuses claques sur le cuisseau.

Ainsi de ce WALK HARD donc qui, sur la trame du WALK THE LINE de James Mangold, greffe le parcours de plusieurs grandes icônes de la musique populaire de ces dernières décennies - de Johnny Cash à Dylan en passant, notamment, par Brian Wilson - synthétisées en un seul et même personnage : le grand, le veule, le bouffon Dewey Cox. Les nombreuses références, peu poussées ceci dit (il ne faut pas dérouter le spectateur lambda hein non plus...), amuseront le fan de musique, ainsi que la bande son singeant avec humour les époques et les styles.

Un humour, comme souvent au sein de l'écurie Apatow, terriblement inégal. On navigue en effet sans boussole entre comique potache et peu drôle, jeux de mots ras des pâquerettes centrés sur le nom de famille de l'ami Dewey et quelques véritables perles fonctionnant très souvent sur le principe du running gag (« The wrong kid died ! », l'arrachage de lavabos en série, la découverte de nouvelles drogues via un batteur hilarant en incitateur malgré lui). Dans un esprit finalement peu éloigné de la série des SCARY MOVIE, le film fonctionne également très bien quand il s'amuse à tourner en ridicule les passages obligés de ce genre archi balisé qu'est le biopic (trauma originel, trinité succès - déchéance - rédemption, flash-back de 90 minutes en coulisses avant un ultime tour de chant).

Déjà vu mais amusant, WALK HARD remplit, non sans une certaine paresse, son contrat d'efficace feelgood movie.



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