Puisque le Gallagher en chef semble avoir réellement lâché l'affaire... | K-web

Oasis, groupe de musique
populaire anglais, 1991-2009


Quand on parle
d'Oasis, on parle finalement moins de musique que de populaire... C'est-à-dire,
qui s'adresse au peuple. L'importance d'Oasis, ce qui leur vaut les
éloges à l'heure de la mise au placard du groupe, ce n'est finalement pas la
qualité de son canon discographique, qui, comme nombre d'internautes s'excitent
à le souligner aujourd'hui de manière un peu hypocrite (qui n'a jamais acheté
un disque d'Oasis ou fredonné un de leurs airs sous la douche leur jette la
première pierre) ne vaut pas un pet d'un John Lennon ou d'un Thom Yorke (au
hasard)...


Non,
l'importance d'Oasis tient au fait que les Gallagher, deux frères prolos de la
banlieue de Manchester, à un moment donné (le milieu des années 90), ont
représenté le plus justement et honnêtement possible l'Angleterre telle qu'elle
se présentait, ses habitants et leur vie quotidienne, leurs horizons bouchés et
leurs rêves un peu désuet (Tonight I'm a rock & roll star, ce
genre...)... Alors bien sûr, c'était dès le départ assez bas du front et ça n'a
jamais eu ne fut-ce que l'ambition d'élever vers des horizons musicaux
méconnus, certes, mais entre les Gallagher et leurs sujets, c'est une
compréhension mutuelle, une réelle complicité, une connexion rare qui s'est
créée au travers de ces chansons comme tout droit sorties d'un inconscient
collectif pop, et ça, quoiqu'on en dise, c'est tout de même pas rien!


«I was
looking for some action/ But all I found were cigarettes & alcohol»...
Il faut traîner dans un pub quelque part dans la triste Albion
post-Thatchérienne pour vraiment comprendre... Reste que quinze ans plus tard,
on a toujours pas trouvé mieux que cette phrase pour décrire l'état de santé
général de la populace anglaise... et la nôtre.


Perso, l'image
que je retiendrai de l'aventure Oasis, c'est une traversée de la Manche, durant l'été 1996.
Il y avait cette bande de soiffards au bar du paquebot (où d'autre?) qui
chantait Wonderwall à tue-tête dans des flots alcoolisés. Une
demi-douzaine d'anglais purs et durs, la quarantaine proche ou bien sonnée. Et
le pauvre barman qui ne savait trop comment contenir ce bordel qui allait
crescendo... A partir d'un moment, alors que les chants continuaient, un des lads
 se déloqua, montra son cul...

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Puisque le Gallagher en chef semble avoir réellement lâché l'affaire...

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par duKe
01-09-2009
Oasis, groupe de musique populaire anglais, 1991-2009

Quand on parle d'Oasis, on parle finalement moins de musique que de populaire... C'est-à-dire, qui s'adresse au peuple. L'importance d'Oasis, ce qui leur vaut les éloges à l'heure de la mise au placard du groupe, ce n'est finalement pas la qualité de son canon discographique, qui, comme nombre d'internautes s'excitent à le souligner aujourd'hui de manière un peu hypocrite (qui n'a jamais acheté un disque d'Oasis ou fredonné un de leurs airs sous la douche leur jette la première pierre) ne vaut pas un pet d'un John Lennon ou d'un Thom Yorke (au hasard)...

Non, l'importance d'Oasis tient au fait que les Gallagher, deux frères prolos de la banlieue de Manchester, à un moment donné (le milieu des années 90), ont représenté le plus justement et honnêtement possible l'Angleterre telle qu'elle se présentait, ses habitants et leur vie quotidienne, leurs horizons bouchés et leurs rêves un peu désuet (Tonight I'm a rock & roll star, ce genre...)... Alors bien sûr, c'était dès le départ assez bas du front et ça n'a jamais eu ne fut-ce que l'ambition d'élever vers des horizons musicaux méconnus, certes, mais entre les Gallagher et leurs sujets, c'est une compréhension mutuelle, une réelle complicité, une connexion rare qui s'est créée au travers de ces chansons comme tout droit sorties d'un inconscient collectif pop, et ça, quoiqu'on en dise, c'est tout de même pas rien!

«I was looking for some action/ But all I found were cigarettes & alcohol»... Il faut traîner dans un pub quelque part dans la triste Albion post-Thatchérienne pour vraiment comprendre... Reste que quinze ans plus tard, on a toujours pas trouvé mieux que cette phrase pour décrire l'état de santé général de la populace anglaise... et la nôtre.

Perso, l'image que je retiendrai de l'aventure Oasis, c'est une traversée de la Manche, durant l'été 1996. Il y avait cette bande de soiffards au bar du paquebot (où d'autre?) qui chantait Wonderwall à tue-tête dans des flots alcoolisés. Une demi-douzaine d'anglais purs et durs, la quarantaine proche ou bien sonnée. Et le pauvre barman qui ne savait trop comment contenir ce bordel qui allait crescendo... A partir d'un moment, alors que les chants continuaient, un des lads  se déloqua, montra son cul à l'assistance, se mit debout sur le bar et fit un stage diving en bonne et due forme vers ses camarades. Ça a duré un petit moment comme ça dans l'anarchie la plus pure jusqu'à ce que le patron trouve un moyen pour les faire dégager. Le voyage avait plutôt bien commencé...



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