Le cinéma de genre se prête particulièrement bien au jeu de
la référence. Il y en a, ceci dit, un peu marre de ces films qui puisent
inlassablement dans le même panier restreint de réalisateurs certes
incontournables mais tellement revisités au fil des ans que la citation n'a
plus aujourd'hui grand intérêt. Ainsi du nouveau film de Sean Ellis (CASHBACK) qui enchaîne sans vergogne les œillades au
cinéma d'Alfred Hitchcock. Une scène de douche meurtrière calquée sur celle de
PSYCHO et, surtout, une intrigue empruntant, notamment, largement à VERTIGO, bonjour les
tartes à la crème ici!
Il serait pourtant un peu bête de s'en tenir à ça. Car
au-delà de ces parallèles tout droit sortis d'un manuel poussiéreux du parfait
petit cinéphile et d'une idée de départ - des doubles malfaisants - mille fois
rabâchée (on coche, entre autres, également dans le manuel la case INVASION OF
THE BODY SNATCHERS de Don Siegel), THE BROKEN ne manque pas de qualités
imputables, cette fois, à son seul scénariste-réalisateur. A commencer par un
talent certain pour poser une ambiance, froide et clinique. Si l'histoire ne
décolle jamais vraiment et peine à retenir l'attention, elle est superbement
relevée par une réalisation classieuse et irréprochable. Ellis n'a de leçons à
recevoir de personne au moment de poser sa caméra et de lui imprimer des
mouvements souples et quasi virtuoses. La scène de douche d'ailleurs, puisqu'on
en parle, pour aussi inutilement référentielle qu'elle soit, sidère par sa
maîtrise et son intelligence de mise en scène. Hélas, ces fulgurances sont aussitôt
gâchées par d'inutiles et laids effets visuels (courts flashs en montage
syncopé, usage abusif du ralenti) et surtout sonores (une bande son stupidement
sursignifiante à la limite de la caricature).
Côté casting, on pointera particulièrement la jolie prestation
de Lena Headey, dont la beauté glacée n'a rien à envier à la Nicole Kidman de BIRTH.
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Sortie: 14/01/2009 Durée: 88 min De: Sean Ellis Avec: Lena Headey, Richard Jenkins, Ulrich Thomsen, Melvil Poupaud The BrokenBIFFF 2008 - Un miroir se brise inexplicablement lors de l'anniversaire, en famille, du père de Gina. Dès lors, tout commence à aller de travers pour les différents convives présents ce soir-là. De l'autre côté du miroir
Le cinéma de genre se prête particulièrement bien au jeu de
la référence. Il y en a, ceci dit, un peu marre de ces films qui puisent
inlassablement dans le même panier restreint de réalisateurs certes
incontournables mais tellement revisités au fil des ans que la citation n'a
plus aujourd'hui grand intérêt. Ainsi du nouveau film de Sean Ellis (CASHBACK) qui enchaîne sans vergogne les œillades au
cinéma d'Alfred Hitchcock. Une scène de douche meurtrière calquée sur celle de
PSYCHO et, surtout, une intrigue empruntant, notamment, largement à VERTIGO, bonjour les
tartes à la crème ici!
Il serait pourtant un peu bête de s'en tenir à ça. Car
au-delà de ces parallèles tout droit sortis d'un manuel poussiéreux du parfait
petit cinéphile et d'une idée de départ - des doubles malfaisants - mille fois
rabâchée (on coche, entre autres, également dans le manuel la case INVASION OF
THE BODY SNATCHERS de Don Siegel), THE BROKEN ne manque pas de qualités
imputables, cette fois, à son seul scénariste-réalisateur. A commencer par un
talent certain pour poser une ambiance, froide et clinique. Si l'histoire ne
décolle jamais vraiment et peine à retenir l'attention, elle est superbement
relevée par une réalisation classieuse et irréprochable. Ellis n'a de leçons à
recevoir de personne au moment de poser sa caméra et de lui imprimer des
mouvements souples et quasi virtuoses. La scène de douche d'ailleurs, puisqu'on
en parle, pour aussi inutilement référentielle qu'elle soit, sidère par sa
maîtrise et son intelligence de mise en scène. Hélas, ces fulgurances sont aussitôt
gâchées par d'inutiles et laids effets visuels (courts flashs en montage
syncopé, usage abusif du ralenti) et surtout sonores (une bande son stupidement
sursignifiante à la limite de la caricature).
Côté casting, on pointera particulièrement la jolie prestation
de Lena Headey, dont la beauté glacée n'a rien à envier à la Nicole Kidman de BIRTH.
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