Nouveau long métrage de Neil Abramson, réalisateur d'origine
sud-africaine vivant aux States depuis l'adolescence, AMERICAN SON force le
respect dans la justesse de son traitement et ce refus obstiné à chercher le
climax. Ainsi le film, rythmé par un sobre décompte des heures qu'il reste à
Mike avant de partir, reste tout du long sur la même ligne, tendue, jusqu'à un
final, logique, où Abramson ne cède pas plus qu'avant à l'avalanche d'émotions
qui sourde pourtant de chaque plan.
Mike a un poids en plomb dans la poitrine : son départ
imminent pour l'Irak, pour l'inconnu, qu'il garde secret, évitant de se
confronter trop directement à la séparation qui l'attend d'avec sa famille, ses
amis et cette fille dont il ne peut s'empêcher de tomber amoureux. AMERICAN SON
est un film sur ce poids-là, cet invisible qui ronge, ce désir sans cesse
contrarié de vivre dans le présent pur. Pas une mince affaire et pourtant le
challenge est relevé haut la main. Simplement parce qu'on y croit à cette
histoire et ces personnages. Ainsi de Mike, attachant en diable et dont
pourtant certains aspects irritent, comme cette fascination béate pour les
armes à feu ou cet engagement et cette guerre qu'il ne semble jamais
questionner (Abramson a d'ailleurs la bonne idée de ne pas le faire à sa
place). C'est dans ce genre de détails que le film gagne en épaisseur et en
profondeur, sans avoir l'air d'y toucher.
Si ce n'était ces flashes de guerre peu subtils attribués à
Mike et un recours souvent inutile à une musique mélancolisante, Abramson tendrait
en fait vers le sans faute. Une indéniable réussite sur un sujet pourtant
difficile.
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American sonMike rentre à Bakersfield, trou perdu où il a grandi, pour passer Thanksgiving en famille. Dans quatre jours, il réintégrera l'USMC (United States Marine Corps), sur le point de l'envoyer en Irak. Mais dans le car qui le ramène à la maison, Mike ne peut s'empêcher de tomber amoureux de Cristina... Avant la guerre Nouveau long métrage de Neil Abramson, réalisateur d'origine
sud-africaine vivant aux States depuis l'adolescence, AMERICAN SON force le
respect dans la justesse de son traitement et ce refus obstiné à chercher le
climax. Ainsi le film, rythmé par un sobre décompte des heures qu'il reste à
Mike avant de partir, reste tout du long sur la même ligne, tendue, jusqu'à un
final, logique, où Abramson ne cède pas plus qu'avant à l'avalanche d'émotions
qui sourde pourtant de chaque plan.
Mike a un poids en plomb dans la poitrine : son départ
imminent pour l'Irak, pour l'inconnu, qu'il garde secret, évitant de se
confronter trop directement à la séparation qui l'attend d'avec sa famille, ses
amis et cette fille dont il ne peut s'empêcher de tomber amoureux. AMERICAN SON
est un film sur ce poids-là, cet invisible qui ronge, ce désir sans cesse
contrarié de vivre dans le présent pur. Pas une mince affaire et pourtant le
challenge est relevé haut la main. Simplement parce qu'on y croit à cette
histoire et ces personnages. Ainsi de Mike, attachant en diable et dont
pourtant certains aspects irritent, comme cette fascination béate pour les
armes à feu ou cet engagement et cette guerre qu'il ne semble jamais
questionner (Abramson a d'ailleurs la bonne idée de ne pas le faire à sa
place). C'est dans ce genre de détails que le film gagne en épaisseur et en
profondeur, sans avoir l'air d'y toucher.
Si ce n'était ces flashes de guerre peu subtils attribués à
Mike et un recours souvent inutile à une musique mélancolisante, Abramson tendrait
en fait vers le sans faute. Une indéniable réussite sur un sujet pourtant
difficile.
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