Cinéma: Hellboy II - The Golden Army | K-web

Après le succès mitigé du premier HELLBOY en 2004, on ne
donnait pas cher des fesses rouges de ce démon échappé des enfers pour officier,
cigare aux lèvres et flingue au poing, pour la protection du genre humain. C'était sans
compter sur la cote de popularité de Guillermo del Toro (BLADE II, L'ECHINE DU
DIABLE) qui n'a jamais cessé de grimper et qui a depuis dépassé
le cercle des fanboys qui s'astiquent le singe devant des monstres. Son LABYRINTHE DE PAN , sélectionné au Festival de
Cannes, l'a propulsé sur un chemin de briques dorées qui sinue aujourd'hui sur
les plates bandes de Peter Jackson (del Toro réalisera d'ailleurs THE HOBBIT,
le prequel à la trilogie THE LORD OF THE RINGS). D'aucun seront d'accord d'admettre
qu'il s'agit, à ce jour, du film le plus à même de rivaliser avec la
surestimation générale de la filmographie du réalisateur mexicain, mais il faut
reconnaître que HELLBOY II : THE GOLDEN ARMY bénéficie pleinement de cette
reconnaissance et de la confiance qu'elle a insufflée tant au réalisateur qu'à son cartel financier.


Avec cette suite, del Toro corrige les tares les plus
importantes du premier volet. Premier changement, le fignolage du récit pour assembler
cette fois les éléments d'une histoire digne de ce nom. Cette liberté, del Toro
se l'accorde dans les limites fixées par Mike Mignola, créateur de la BD originale
et toujours crédité derrière l'histoire de l'adaptation. Quel que soit le
support (BD, dessin animé, film), le scénario n'a jamais été le point fort de la
série HELLBOY. C'est plutôt la richesse de l'univers et le dessin particulier de
Mignola qui ont toujours su rapatrier les fans dans l'aventure avec, latente,
cette frustration d'en vouloir un peu plus. Parce qu'il faut le dire, il ne
manque pas grand-chose à HELLBOY pour tout déglinguer. La touche magique, on l'attend
encore (insérez ici une allusion cochonne proportionnelle à votre degré de grivoiserie), mais elle pointe le bout de sa queue (idem, mais un cran au-dessus) dans l'intersection avec un second
imaginaire fantastique (celui d'un véritable scénariste ?) qui a pris le
temps de murir au fil de ses mises en scène. HELLBOY II, c'est avant tout la
surprise d'une promesse tenue alors qu'elle précédait l'échec au box office du
premier volet, mais c'est surtout l'occasion pour del Toro de faire le...

domeniKo, K-web [kweb.be]
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Hellboy II - The Golden Army
note kweb

Sortie: 22/10/2008

Durée: 120 min

De: Guillermo del Toro

Avec: Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones,..



Hellboy II - The Golden Army

HELLBOY 2 : LES LEGIONS D'OR MAUDITES - Le couple de Red et Liz est en crise alors que le B.P.R.D. traverse sa propre passe de remise en question en accueillant Johann Krauss venu renforcer la hiérarchie que Hellboy et sa bande ont tendance à piétiner. Sous terre, le prince Nuada est sur le point de mettre fin à une trêve immémoriale entre son peuple et les hommes sur qui il entend dechaîner les légendaires légions d'or maudites réputées indestructibles... Alors que le monde ingrat découvre le visage de la bête, cette dernière doit encore le défendre... une dernière fois.
K!
Voir la K-id de domeniko
par domeniKo
07-09-2008

Au diable l'avarice !


Après le succès mitigé du premier HELLBOY en 2004, on ne donnait pas cher des fesses rouges de ce démon échappé des enfers pour officier, cigare aux lèvres et flingue au poing, pour la protection du genre humain. C'était sans compter sur la cote de popularité de Guillermo del Toro (BLADE II, L'ECHINE DU DIABLE) qui n'a jamais cessé de grimper et qui a depuis dépassé le cercle des fanboys qui s'astiquent le singe devant des monstres. Son LABYRINTHE DE PAN , sélectionné au Festival de Cannes, l'a propulsé sur un chemin de briques dorées qui sinue aujourd'hui sur les plates bandes de Peter Jackson (del Toro réalisera d'ailleurs THE HOBBIT, le prequel à la trilogie THE LORD OF THE RINGS). D'aucun seront d'accord d'admettre qu'il s'agit, à ce jour, du film le plus à même de rivaliser avec la surestimation générale de la filmographie du réalisateur mexicain, mais il faut reconnaître que HELLBOY II : THE GOLDEN ARMY bénéficie pleinement de cette reconnaissance et de la confiance qu'elle a insufflée tant au réalisateur qu'à son cartel financier.

Avec cette suite, del Toro corrige les tares les plus importantes du premier volet. Premier changement, le fignolage du récit pour assembler cette fois les éléments d'une histoire digne de ce nom. Cette liberté, del Toro se l'accorde dans les limites fixées par Mike Mignola, créateur de la BD originale et toujours crédité derrière l'histoire de l'adaptation. Quel que soit le support (BD, dessin animé, film), le scénario n'a jamais été le point fort de la série HELLBOY. C'est plutôt la richesse de l'univers et le dessin particulier de Mignola qui ont toujours su rapatrier les fans dans l'aventure avec, latente, cette frustration d'en vouloir un peu plus. Parce qu'il faut le dire, il ne manque pas grand-chose à HELLBOY pour tout déglinguer. La touche magique, on l'attend encore (insérez ici une allusion cochonne proportionnelle à votre degré de grivoiserie), mais elle pointe le bout de sa queue (idem, mais un cran au-dessus) dans l'intersection avec un second imaginaire fantastique (celui d'un véritable scénariste ?) qui a pris le temps de murir au fil de ses mises en scène. HELLBOY II, c'est avant tout la surprise d'une promesse tenue alors qu'elle précédait l'échec au box office du premier volet, mais c'est surtout l'occasion pour del Toro de faire le point sur sa filmographie et dans ce sens, le film ressemble un peu à la première compilation d'un groupe de rock. Du connu et quelques inédits. Pas toujours un piège à cons.

Le casting rempile (à l'exception de l'agent John Myers discrètement muté en Alaska par un Red jaloux), mais c'est véritablement la diversité du bestiaire directement échappé des mondes de del Toro qui constitue la seconde révolution du film. On retrouve des créatures très proches du LABYRINTHE DE PAN (dans le marché des Trolls ou dans la scène de résurrection), alors que d'autres auraient pu figurer dans BLADE II (le prince Nuada) et même dans MIMIC (les bestioles dévoreuses de dents). De son côté, la technologie mécanique qui anime l'armée dorée et la couronne hérite des engrenages et de l'horlogerie exploités dans CRONOS. En soi, l'histoire de HELLBOY II est croisée avec celle d'un conte pur (comme l'était le LABYRINTHE DE PAN) raconté à l'enfant démon dans une scène d'ouverture techniquement un peu en dessous des deux heures suivantes, mais elle n'exclut pas la rencontre avec ses variantes à l'image d'un bel affrontement entre Hellboy et un élémentaire qu'on croirait directement sorti d'une scène coupée de PRINCESSE MONONOKE. Dans un autre genre, le marché aux trolls n'a rien à envier à celui de Tatooine. Oui, niveau CGI, HELLBOY II est une démonstration parfaitement intégrée et une préparation rêvée avant de s'aventurer dans Les Terres Du Milieu (comment ne pas penser à la Moria quand Hellboy entre dans le sanctuaire sous-terrain des légions d'or ?). Pas radin pour un sou, Del Toro et son équipe ont dépensé sans compter pour un rendu visuel impressionnant qui fera de ce film un futur hit en puissance pour les dopés de home cinéma. 

Cette suite lève aussi (tant que faire se peut) le pied sur l'humour décalé du personnage de Ron Perlman en redistribuant quelques vannes au vaporeux, mais excellent Johann Krauss. L'occasion pour Hellboy de se risquer dans la pique plus osée, habituellement réputée de mauvais goût, mais O combien appropriée in casu. Cette pondération intervient d'ailleurs à tous les niveaux de l'histoire qui doit quand même jongler entre la comédie romantique, le conte de fée, le film d'aventure et l'actioner pur et dur blindé d'effets spéciaux, le tout entravé par la camisole d'un personnage existant lui-même enchaîné à un premier essai cinématographique peu convaincant. Alors bien sûr HELLBOY II - comme les démonstrations de Houdini -  n'est pas le genre de spectacle qui intéressera tout le monde, mais un tour peut laisser beaucoup de monde incrédule sans pour autant diminuer le prestige du magicien.

 



Moyenne des verdiKts:
3/5

Vos Kommentaires

K!
Voir la K-id de ADN
ADN
08/09/2008 12:23
3/5
Scénario un peu moyen, enfin, pas spécialement original ("tout ça pour ça"), mais c'est malheureusement déjà le cas dans la BD. Mais l'univers visuellement, c'est démentiel.  
Mention spéciale à la scène du marché des trolls qui est vraiment incroyable niveau créatures, il s'est vraiment fait plaisir. On dirait qu'il fait sa Cantina le Del Toro.
K!
Voir la K-id de kanfu
kanfu
24/10/2008 11:03
me suis scincèrement emmerdé. niveau visuel d'accord il y a du bon, mais il y a aussi de gros point faible dans les membres du BPRD...

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